169 cardinaux et évêques participent à l’inauguration d’un monastère en Galilée

Un signe visible de la prière de l’Eglise pour l’évangélisation jusqu’aux confins de la terre

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ROME, Jeudi 3 avril 2008 (ZENIT.org) - Neuf cardinaux et 160 évêques européens ont assisté le 29 mars dernier à l'inauguration, au Mont des Béatitudes, en Galilée, d'un monastère abritant une chapelle destinée à l'adoration perpétuelle du Saint-sacrement.

La cérémonie était présidée par le patriarche latin de Jérusalem, Mgr Michel Sabbah, accompagné par d'autres évêques de divers rites, du custode de Terre Sainte, Mgr Pizzaballa, du nonce apostolique et de toutes les autorités civiles de la région.

Le monastère a 23 cellules ; au centre se trouve la chapelle circulaire sur le toit de laquelle a été placé un complexe sculptural réalisé par Kilo Argüello, fondateur du Chemin Néocatéchuménal, qui représente Jésus et les douze apôtres pendant la prédication du Sermon sur la Montagne.

Le monastère a été érigé sur la partie droite de la Domus Galilée, un centre international géré par le Chemin Néocathécuménal qui se trouve à Korazym, une petite localité située en face du Lac Tibériade.

Au bout de presqu'un siècle, s'accomplit ainsi le vœu du bienheureux Charles de Foucauld lorsqu'il se trouvait à Nazareth, de créer sur ce mont un endroit où le Christ Eucharistie serait une présence permanente et adorée.

Comme signe concret de communion avec la figure du fondateur des Petits Frères, une relique du Bienheureux Charles de Foucauld sera déposée sous l'autel de la chapelle circulaire où le Saint-Sacrement sera exposé jour et nuit, pour qu'il soit adoré par tous ceux qui habiteront dans le monastère et par ceux qui se trouveront à la Domus.

L'adoration perpétuelle sur ce mont soutiendra « le dialogue entre le judaïsme et l'Eglise catholique », suivant les indications de la lettre envoyée par le pape Jean-Paul II à la Domus, lors de l'inauguration de sa bibliothèque, ainsi que la promotion du dialogue œcuménique pour l'unité des Eglises chrétiennes, si chère au pape Benoît XVI.

Toutes les personnalités présentes à la cérémonie participaient ces jours-ci à une réunion organisée par les responsables du Chemin Néocathécuménal, Kiko Argüello, Carmen Hernandez et le père Mario Pezzi, en vue de réfléchir sur « la nouvelle évangélisation de l'Europe ».

La rencontre a eu lieu à la Domus Galilée qui a été inaugurée par Jean-Paul II en 2000. « Le Seigneur vous attendait sur ce Mont », avait déclaré le pape.

De nombreux évêques ont exprimé leur émotion de se trouver réunis dans cet endroit où la présence de Jésus est presque tangible.

Au terme de la retraite, les prélats ont préparé un communiqué conjoint pour relancer l'évangélisation de l'Europe par l'intermédiaire des nouvelles réalités ecclésiales et, en particulier, celle du Chemin Néocathécuménal.

Dans leur communiqué, les évêques et archevêques d'Europe reconnaissent « avec gratitude que, parmi les nombreuses grâces concédées par le Saint-Esprit à son Eglise aujourd'hui, et de par son itinéraire de formation chrétienne, le Chemin Néocathécuménal représente un puissant charisme qui vient renforcer l'élan missionnaire ».

Un charisme qui « naît de la régénération baptismale », souligne le communiqué, et qui « peut apporter une réponse à la dramatique situation de déchristianisation de l'Europe ».

Selon les prélats, l'avenir du Chemin Néocathécuménal dépendra en grande partie de l'amour paternel avec lequel les évêques « accueilleront ce charisme », accompagneront « de près les séminaires Redemptoris Mater » et encourageront « les familles si précieuses des communautés néocathécuménales ».

Les participants à cette réunion ont reçu par télégramme les salutations du secrétaire d'Etat, le cardinal Tarcisio Bertone qui leur a transmis les salutations et la bénédiction du pape Benoît XVI.

Le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne et le cardinal Stanislaw Dziwisz, archevêque de Cracovie, qui sont intervenus durant les travaux, ont insisté sur la nécessité urgente de sortir l'Europe de sa crise actuelle.

« L'Europe qui a dit trois fois non à son avenir » a souligné le cardinal Schönborn : « en 1968, lorsqu'elle a réfuté l'Humanae Vitae, de même 20 ans après, avec la légalisation de l'avortement et, actuellement, avec le mariage homosexuel ».

A ce « non à l'avenir » s'ajoute « la crise morale profonde de l'Europe, non seulement au niveau de l'individu mais également au niveau institutionnel » a relevé pour sa part le cardinal Dziwisz.

Convaincu que la crise de l'Europe est suscitée par la crise de la famille, et que « c'est en rénovant la vie de la famille, que l'on peut rénover l'Europe », l'archevêque de Cracovie a relevé l'importance d'une réunion de réflexions comme celle qui vient de s'achever au Mont des Béatitudes, et l'importance d'une proposition comme celle du Chemin Néocathécuménal qui va dans ce se sens.

Etaient également présents à la réunion : Le primat de France et archevêque de Lyon, le cardinal Barbarin, l'archevêque de Madrid et président de la Conférence épiscopale espagnole, le cardinal Rouco, l'archevêque de Cologne, le cardinal Meissner, le primat de Pologne, le cardinal Glemp et l'archevêque de Sarajevo, le cardinal Pulic.

En représentation du Saint-Père sont intervenus le président du Conseil pontifical Cor Unum, le cardinal Cordes ainsi que le président du Conseil pontifical pour les laïcs, le cardinal Rylko, qui a présidé l'Eucharistie de clôture, samedi dernier.

Isabelle Cousturié