170 professeurs universitaires relancent l’appel du pape pour la paix

« Si tu veux cultiver la paix, protège la création »

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ROME, Jeudi 4 février 2010 (ZENIT.org) - A l'initiative du Bureau diocésain pour la pastorale universitaire, 170 professeurs des universités de Rome ont adressé à Benoît XVI une déclaration dans laquelle ils disent « accueillir l'invitation de sa sainteté Benoît, contenue dans le Message sur le thème ‘Si tu veux cultiver la paix, protège la création' », formulée à l'occasion de la XLIII Journée mondiale de la paix.

Les professeurs, parmi lesquels figurent aussi des directeurs de facultés, sont issus de facultés pontificales, ecclésiastiques, catholiques et publiques et représentent divers secteurs de recherche, dans des domaines comme la médecine, le droit, l'économie et l'ingénierie.

« Les mots 'protéger' et 'cultiver' utilisés par le pape rappellent l'attention des croyants et de tous les hommes de bonne volonté à la nécessité d'un engagement de la communauté scientifique pour 'fournir des solutions satisfaisantes et harmonieuses à la relation entre l'homme et l'environnement' mais aussi pour endiguer les risques potentiels d'un usage impropre des ressources naturelles et environnementales par rapport à une coexistence pacifique », écrivent-ils dans leur document.

Les signataires de la déclaration confirment ensuite leur engagement de « promouvoir une nouvelle culture de la coexistence humaine fondée sur le caractère central de la personne », se disant convaincus que la science et la technologie « peuvent contribuer à une dynamique plus consciente du processus de développement social et économique, plus attentive au caractère durable, à la sauvegarde de la biodiversité et aux exigences et attentes des personnes, dans un esprit de renouveau culturel conscient des droits, mais aussi des devoirs de chacun ».

Souhaitant « des niveaux plus élevés d'efficience et de compatibilité environnementale », les professeurs affirment ensuite que « les standards plus élevés ne doivent ni limiter ni freiner le développement des pays plus pauvres auxquels doit être garantie une collaboration au développement, en plus de l'accès aux technologies propres ».