75 % des persécutions religieuses concernent les chrétiens

Rapport 2010 de l’AED sur la liberté religieuse dans le monde

| 1718 clics

ROME, Mercredi 24 novembre 2010 (ZENIT.org) - « La situation des chrétiens prise dans son ensemble se détériore », souligne le rapport 2010 de l'Aide à l'Église en détresse (AED) sur la liberté religieuse dans le monde, rendu public mardi dans les locaux de la Conférence des évêques de France.

« Cartes à l'appui, détaillées pays par pays par des experts, les conditions de vie des chrétiens dépendent souvent de la liberté religieuse du pays où ils vivent », explique le rapport qui affirme que 75% des persécutions religieuses concernent les chrétiens.

La loi, dans la plupart des pays du Moyen-Orient et dans deux ou trois pays d'Afrique, limite sévèrement cette liberté. L'AED cite en particulier l'interdiction de célébrer le culte non musulman (même en privé) comme en Arabie Saoudite, et l'interdiction au musulman de se convertir sous peine d'être condamné à fuir ou à mourir.

L'organisme évoque le témoignage d'un Irakien, Joseph Fadelle, auteur du livre « Le prix à Payer », publié aux Editions de l'œuvre qui raconte le calvaire subi lorsqu'il a abandonné l'islam pour se tourner vers le Christ.

Le blasphème aussi est un crime passible de mort au Pakistan, poursuit l'AED qui revient sur le cas d'Asia Bibi, condamnée à mort et qui vient d'être libérée, mais qui risque d'être lapidée par ses voisins, ceux-là même qui l'ont accusée.

« La liberté religieuse est intimement liée à la liberté de pensée et à la liberté de conscience ». souligne le rapport affirmant que « si l'une est attaquée, les autres sont menacées ».

« Nous voulons défendre à tout prix la liberté de conscience comme droit fondamental », déclare Marc Fromager, le directeur de l'AED.

Car « la liberté religieuse est la liberté des libertés », souligne l'AED en reprenant les paroles prononcées par Benoît XVI en annonçant la 44e Journée mondiale de la paix du 1er janvier prochain qui aura pour thème « liberté religieuse, chemin vers la paix ».

Le philosophe français Bernard Henri-Lévy, dont le diagnostic, extérieur à l'Eglise, détaille la situation dans différents pays également, a lui-même déclaré, dans les colonnes de l'agence espagnole « Efe », « que les chrétiens formaient aujourd'hui, à l'échelle de la planète, la communauté la plus constamment, violemment et impunément persécutée ».

Il est revenu sur cette constatation dans son bloc-note, sous le titre « SOS Chrétiens ». Il y parle même, pour certains pays, de « phobie antichrétienne ».