A l’instar de saint François, des chrétiens « simples, humbles et purs »

Benoît XVI évoque saint François d’Assise

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ROME, Mercredi 3 octobre 2007 (ZENIT.org) – A l’instar de saint François, les baptisés sont appelés à être des chrétiens « simples, humbles et purs », a déclaré Benoît XVI en polonais, pendant l’audience de ce mercredi.



Benoît XVI a rappelé que c’est demain, 4 octobre, la mémoire liturgique de saint François d’Assise (1181-3 octobre 1226), qui a été canonisé peu après sa mort, en 1228.

« En imitant le Christ, soulignait le pape, il a renoncé aux biens terrestres. Il nous a ainsi enseigné que nous devons être simples, humbles et purs, afin qu’en quittant ce monde, nous recevions la récompense par amour. Apprenons de saint François le comportement de la radicalité évangélique ».

Benoît XVI a également proposé saint François comme modèle aux jeunes, aux malades et aux jeunes mariés, auxquels il s’adressait en italien à la fin de l’audience, en disant : « Que le lumineux exemple de saint François d’Assise dont nous célébrerons demain la mémoire, vous incite, vous, chers jeunes, à vivre toujours plus dans une entière fidélité à l’Evangile. Qu’il vous aide, chers malades, à affronter la souffrance avec courage, en cherchant dans le Christ crucifié la sérénité et le réconfort. Qu’il vous conduise, chers jeunes mariés, à un amour toujours plus profond pour Dieu et entre vous, pour que vous puissiez faire l’expérience de la joie qui jaillit de votre don réciproque ouvert à la vie ».

En 1979, saint François a été proclamé « patron des écologistes ». Les Franciscains du Québec soulignent cet aspect de la vie de saint François : « Toute sa vie, il fait la promotion de la solidarité aux pauvres, aux démunis, aux marginalisés. Il dénonce les injustices et s'oppose à toute appropriation. C'est dans la prière qu'il trouve toute sa force pour aimer et pour aider les autres. Un jour, il réalise que toute la Création forme une grande famille, une sorte de fraternité universelle. Il invite tous les humains à l'amour mutuel et au respect de notre mère la Terre, notre soeur la Lune, notre frère le Soleil ».

Ils précisent : « Au terme de sa vie, il rédige ce qu'on appelle le ‘Cantique du frère Soleil’ qui est l'aboutissement de ses enseignements sur le respect et l'amour que tous les humains doivent porter envers toutes les créatures de Dieu. Il rejoint ainsi les préoccupations de ceux et celles qui se soucient de la défense de la nature, des animaux et de l'environnement ».

Ils soulignent que « huit siècles plus tard, François d'Assise a encore quelque chose à dire à nos sociétés à travers des hommes, des femmes, à travers nous, à travers toi ».