A Marie, "les fruits du Jubilé et les angoisses du nouveau millénaire"

Conclusion "mariale" de l´Instrumentum laboris

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CITE DU VATICAN, Vendredi 1er juin 2001 (ZENIT.org) - Au cours du Jubilé des évêques, le 8 octobre 2000, "Jean-Paul II a confié à la Mère du Seigneur les fruits du Jubilé et les angoisses du nouveau millénaire", rappelle la conclusion de l´instrument de travail pour le prochain synode sur le ministère de l´évêque.



"À elle qui luit comme un signe d´espérance certaine et de consolation pour tous ceux qui sont encore pèlerins ici-bas, et jusqu´au jour de la venue du Seigneur, l´Église adresse sa prière, en l´invoquant comme mère de l´espérance, prémices du monde à venir", conclut le document.

- Conclusion de "l´Instrumentum laboris" -

149. Du 6 au 8 octobre 2000, les évêques du monde entier ont célébré leur Jubilé en communion avec le Pape, dans un climat de conversion et de prière, en s´inspirant du thème même de la prochaine Assemblée Ordinaire du Synode: L´évêque, serviteur de l´Évangile de Jésus-Christ pour l´espérance du monde. Comme on a pu le noter, c´est la première fois depuis le Concile Vatican II qu´autant d´évêques, venus du monde entier, se trouvaient réunis pour vivre des moments d´une authentique spiritualité jubilaire: le rite pénitentiel à Saint Jean de Latran, la célébration missionnaire à Saint-Paul-hors-les-Murs, le chapelet dans la Salle Paul VI et les rencontres avec le Pontife Romain, en particulier la Concélébration Eucharistique solennelle du dimanche 8 octobre, apogée du Jubilé des évêques.

La dévotion à Marie, dont le sommet a été la vénération de la statue de la Vierge de Fatima, qui a conduit sur des sentiers d´espérance l´histoire tourmentée de l´Église au XXème siècle, a donné à la rencontre jubilaire un caractère particulièrement intense. Comme l´a souvent répété le Pape, il s´agissait presque, pour les successeurs des Apôtres, d´un retour au Cénacle de la Pentecôte, aux côtés de Marie, la Mère de Jésus.

150. En cette circonstance particulière, dans une prière vibrante, Jean-Paul II a confié à la Mère du Seigneur les fruits du Jubilé et les angoisses du nouveau millénaire.

Dans la prière de confiance à la Vierge Marie sont concentrées les espérances pour le futur, avec la certitude que le Christ Seigneur est le seul Sauveur et que l´Esprit de vérité est la source de vie indispensable à l´Église.

Avec la mémoire des grands progrès d´une humanité qui se trouve à un carrefour de l´histoire, le Saint-Père a rappelé les besoins des plus faibles: enfants pas encore nés ou nés dans des conditions de pauvreté et de souffrance, jeunes à la recherche d´un sens à leur vie, personnes sans travail ou touchées par la faim et la maladie, familles démantelées, personnes âgées sans assistance, personnes seules et sans espérance.

Ce qui est en jeu dans les espérances de l´humanité, c´est la valeur même de la vie humaine que l´Église défend et propose courageusement face aux nombreuses menaces, en s´en remettant au Dieu de la vie et à la Mère de Celui qui est le chemin, la vérité et la vie.

Dans les paroles du Successeur de Pierre et dans son imploration pour le destin de l´humanité, encore une fois nous avons entendu la prière pour un monde qui recherche des raisons pour croire et pour espérer.

Comme dans une continuité logique, les évêques se réuniront dans la prochaine Assemblée synodale pour proclamer l´espérance dans le Christ et dans l´action de l´Esprit pour le futur de l´Église et de l´humanité.

De Marie, l´humble servante qui s´est confiée à Dieu, l´Église apprend à proclamer l´Évangile du salut et de l´espérance. Dans le Magnificat, résonne le chant des certitudes de tous les pauvres du Seigneur qui espèrent en sa parole. En elle, femme revêtue de soleil, montée au ciel dans la gloire pour être aux côtés de son Fils ressuscité, l´Église trouve la garantie de l´accomplissement des promesses du Seigneur à l´humanité, appelée à la victoire finale sur le mal et sur la mort. À elle qui luit comme un signe d´espérance certaine et de consolation pour tous ceux qui sont encore pèlerins ici-bas, et jusqu´au jour de la venue du Seigneur, l´Église adresse sa prière, en l´invoquant comme mère de l´espérance, prémices du monde à venir.