A Paris, à Pâques, 350 catéchumènes recevront le baptême

Explication du card. Vingt-Trois

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin | 366 clics

A Paris, à Pâques, 350 catéchumènes recevront le baptême – la confirmation et la communion -, annonce le cardinal Vingt-Trois.

Dans son entretien hebdomadaire sur Radio Notre Dame, le cardinal Vingt-Trois, archevêque de Paris, évoque les appels des catéchumènes et l’appel de tout chrétien : c’est l’Année de l’appel dans le diocèse de Paris et c’est aussi le thème des Conférences de carême à Notre Dame. Un « appel » qui concerne tout le monde, car c’est « la voix de Dieu au cœur de l’homme ».

Et cet appel, pour être entendu suppose, souligne l’archevêque « d'écouter et d'entendre », de « se disposer à entendre et à écouter », d’être « capable avoir des moments de silence », certes « éprouvants », mais « c’est le moment où l’on est appelé à être avec autrui ».

Mais qui sont ces catéchumènes ? Ils sont trois-cent-cinquante, ce qui suppose deux célébrations pour les baptêmes d’adulte à Pâques. Et ce sont en majorité des jeunes adultes entre 20 et 40 ans.

Certains, explique l’archevêque, n’ont pas été baptisés enfants, mais ils ont été un peu initiés à la foi par des parents, d’autres n’ont reçu aucune formation, mais ils ont vécu une « conversion », à la suite d’une « rencontre », de la « visite d’une Eglise », une expérience au cours de laquelle ils ont « perçu la présence du Christ ».

Parfois aussi, ils ont demandé le baptême à l’occasion de leur préparation mariage et de la découverte foi chrétienne, grâce au témoignage de leur belle-famillle.

L’archevêque de Paris souligne que le fondement de l’enseignement c’est bien sûr le Catéchisme de l’Eglise catholique, mais que le cheminement « très individualisé » : chaque catéchumène est accompagné par un chrétien avec qui il parle, qui le « soutient dans le combat », car « c’est un combat » d’environ deux ans, un chemin qui n’est pas seulement de connaissance de la foi mais de « conversion de vie », pour que la vie corresponde à l’enseignement.

Il s’agit, ajoute l’archevêque d’un « chemin d’initiation vie chrétienne », non sans difficulté car « on prend des habitudes de vie » et il faut essayer d’entrer dans une « vie nouvelle », « renoncer à des attitudes » : la « conversion de la vie n’est jamais facile ».

Pour soutenir ce chemin, il y a des « temps de prière », des « scrutins » au cours desquels les catéchumènes reçoivent la « force pour le combat ».  

Le cheminement dure entre un et trois ans, c’est aussi une façon de « permettre aux catéchumènes de vérifier leur détermination ».