A propos des embryons hybrides, réflexion de Michel Ghins

Pour le respect de l'embryon humain

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ROME, Jeudi 20 septembre 2007 (ZENIT.org) – La question des embryons hybrides retient l’attention de Michel Ghins, philosophe, qui, dans « La Libre Belgique » s’interroge pour savoir si leur utilisation est moralement acceptable, relève la synthèse de presse de la Fondation Jérôme Lejeune (www.genethique.org).



Le 5 septembre dernier, la « Human Fertilisation and Embryology Authority » (HFEA) déclarait qu'elle ne voyait pas « de raison fondamentale d'empêcher la recherche sur les hybrides cytoplasmiques » (cf. synthèse de presse du 06/09/07).

Par ce projet, deux équipes universitaires anglaises souhaitent produire des embryons humains hybrides à partir d'ovules de vaches énucléés afin d'accroître leurs connaissances sur les cellules souches embryonnaires.

Michel Ghins explique que si un tel embryon hybride était implanté (ce qui est universellement interdit) dans l'utérus d'une femme, « il pourrait peut-être (si cette technique était maîtrisée) se développer jusqu'au stade fœtal et même donner naissance à un bébé viable, quoique sans doute un peu différent de nous et probablement handicapé ».

M. Ghins rappelle que la finalité des embryons hybrides est d'obtenir des cellules souches embryonnaires. Or souligne-t-il « jusqu'ici seules des thérapies utilisant des cellules souches adultes ont été appliquées - et avec succès ».

Enfin, d'un point de vue moral, l'utilisation des cellules souches embryonnaires nécessite la destruction d'un embryon, c'est à dire d'un être humain et le recours au clonage implique une stimulation ovarienne et la destruction de l'embryon obtenu : autant de pratiques qui posent des problèmes sur le plan éthique.

Le recours aux hybrides permet de contourner la difficulté liée à la stimulation ovarienne mais « la présence de l'ADN cytoplasmique augmente les risques de rejet et rend peu probable l'utilisation thérapeutique des cellules provenant des clones hybrides ».

Pour toutes ces raisons Michel Ghins estime que l'interdiction de production d'embryons hybrides - stipulée dans la loi belge - est parfaitement justifiée même s'il lui semble paradoxal que la fabrication d'embryons humains soit autorisée : « si l'embryon hybride mérite d'être respecté, ne doit-il pas en aller de même - a fortiori- pour l'embryon humain? »

Source : lalibre.be 19/09/07