A qui confie-t-on le gouvernement de l’Eglise lorsque le pape meurt ?

Ce que dit la constitution apostolique de Jean-Paul II pour le Siège vacant

| 933 clics

CITE DU VATICAN, dimanche 3 avril 2005 (ZENIT.org) – A qui confie-t-on le gouvernement de l’Eglise lorsque le pape meurt ? La constitution apostolique « Universi Dominici Gregis » (UDG), écrite par Jean-Paul II lui-même, répond à cette question.



Selon cette constitution apostolique, qui date du 22 février 1996, « durant la période où le Siège apostolique est vacant, le gouvernement de l'Église est confié au Collège des Cardinaux seulement pour expédier les affaires courantes ou celles qui ne peuvent être différées (cf. n. 6) et pour la préparation de ce qui est nécessaire en vue de l'élection du nouveau Pontife ».

La constitution établit cependant que « dans le cas d'un problème qui, selon la majorité des Cardinaux réunis, ne peut être remis à plus tard, le Collège des Cardinaux prendra une décision conforme à l'avis de la majorité ».

La tâche du Collège des Cardinaux « devra être accomplie selon les modalités et dans les limites prévues par la présente Constitution : devront par conséquent être absolument exclues les affaires qui - en vertu de la loi ou en vertu de la pratique - relèvent des pouvoirs du seul Pontife Romain lui-même ou bien qui concernent les normes pour l'élection du nouveau Pontife suivant les dispositions de la présente Constitution ».

« J'établis en outre, écrivait Jean-Paul II, que le Collège des Cardinaux ne peut en aucune façon prendre des dispositions sur les droits du Siège apostolique et de l'Église Romaine, et encore moins abandonner certains de ces droits, directement ou indirectement ».

« Durant la vacance du Siège apostolique, on ne peut en aucune façon corriger ni modifier les lois promulguées par les Pontifes Romains, ni leur ajouter ni leur retrancher quelque chose, ni en dispenser même partiellement, surtout en ce qui concerne les règles pour l'élection du Souverain Pontife », poursuivait-il.

« Pendant la vacance du Siège apostolique, lit-on par ailleurs, au numéro 20 de la constitution, le Substitut de la Secrétairerie d'État (actuellement l’archevêque Leonardo Sandri) ainsi que le Secrétaire pour les Relations avec les États (actuellement l’archevêque Giovanni Lajolo) et les Secrétaires des Dicastères de la curie romaine garderont la direction de leurs services respectifs et en répondront devant le Collège des Cardinaux ».