Abus sexuels : Benoît XVI demande vérité et justice pour les victimes

Condamnation publique du pape

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ROME, Dimanche 29 octobre 2006 (ZENIT.org) – Le pape Benoît XVI demande de faire « la vérité » sur les absus sexuels sur mineurs de la part de membres du clergé. Il demande pour les victimes « la justice » et l’aide qui leur est due.



Dans son discours aux évêques d’Irlande, au terme de leur visite ad limina, samedi matin, le pape a abordé la « douloureuse » question des abus sexuels perpétrés sur des mineurs qu’il dénonçait comme « encore plus tragiques quand ils sont commis par un religieux ».

Le pape évoquait en effet « de nombreux cas déchirants d'abus sexuels sur des mineurs ».

« Les blessures causées par de tels actes sont profondes et il est pour cela urgent de reconstruire la confiance là où elle a été abîmée », recommandait Benoît XVI.

Pour affronter le problème efficacement, le pape disait : « Il est important d’établir la vérité de ce qui est arrivé par le passé afin de pouvoir adopter des mesures nécessaire pour empêcher » que de tels actes « se répètent ».

Benoît XVI a mis l’accent sur la nécessité d’assurer que « les principes de justice soient pleinement respectés et surtout que soient aidées les victimes et ceux qui ont été blessés par des crimes aussi énormes ».

D’autre part, le pape a exprimé le souhait que « le bon travail de la très grande majorité des prêtres et des religieux d’Irlande ne soit pas assombri par les transgressions de certains de leurs confrères ».

Le pape s’est dit convaincu que les gens comprennent la différence et qu’ils « continueront à regarder le clergé avec afffection et estime ».

En 2001 déjà, Jean-Paul II avait demandé au cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la congrégation pour la Doctrine de la foi, d'établir des normes plus sévères pour lutter contre la pédophilie.

En France, l'évêque de Meaux s'est félicité jeudi 26 octobre, que l'Eglise, pour la première fois de son histoire, ait été admise à se constituer partie civile dans le procès pour pédophilie d'un prêtre, mercredi à Melun, présentant cette démarche comme « un soutien à la victime », indique l’AFP : une « première juridique ».