« Accueillir à Rome les représentants de la culture », le vœu du card. Poupard

Inauguration d’une exposition d’artistes russes

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ROME, Mercredi 14 mars 2007 (ZENIT.org) – « Accueillir à Rome les représentants de la culture » c’est ce que souhaite le cardinal Poupard qui a présidé l’inauguration de l’exposition de peinture de quatre artistes russes au siège du conseil pontifical de la Culture.



Le ministre de la Culture de deux papes rappelait, selon l’agence Fides : « Par cette exposition notre Conseil pontifical de la culture, institué par Jean-Paul II il y a désormais vingt-cinq ans, cherche à accomplir une des missions qu’il nous avait confiées dans la lettre de fondation : « Accueillir à Rome les représentants de la culture désireux de connaître mieux l’action de l’Eglise dans le domaine de la culture, et faire bénéficier le Saint-Siège de leur riche expérience, en leur offrant à Rome un lieu de réunion et de dialogue ».

A l’occasion de l’inauguration de cette exposition intitulée « Terre du Seigneur », le cardinal Paul Poupard a en effet présenté les tableaux des quatre artistes russes (les maîtres Nikola Anochin, Nikola Tretiakov, Ilia Kaverznov et Sergei Smirnov).

Le président du conseil pontifical a voulu expliquer que « le titre choisi pour cette exposition, et les merveilleuses et suggestives visions qu’offrent ces tableaux, suscitent chez le spectateur comme un désir, la nostalgie d’une autre patrie, entrevue et ardemment désirée : la Terre du Seigneur ».

Le cardinal Poupard précisait : « Quand le psalmiste chantait : ‘Les cieux sont les cieux du Seigneur, mais il a donné la terre aux enfants de l’homme’ (Sal 113b), il faut reconnaître que la Terre a été donnée aux enfants de l’homme pour qu’ils en fassent un Ciel, où tous les hommes se reconnaissent comme frères, une terre transfigurée par la beauté, où la laideur du péché a disparu, où, enfin, le lion se couchera comme l’agneau. Cette vision idéale de la paix semble apparaître dans les œuvres de nos artistes… tout parle de sereine beauté, d’une terre promise, réelle, mais encore à conquérir. En ce sens, je pense que vos tableaux ne représentent pas une vision nostalgique du passé idéalisé, mais l’attente d’un avenir, l’aspiration ultime de l’homme ».

« L’exposition que nous ouvrons aujourd’hui représente en outre, faisait observer le cardinal Poupard, un exemple concret de l’intuition qui a guidé les travaux de notre dicastère : la Via pulchritudinis, la voie de la beauté comme chemin d’évangélisation et de dialogue ».