AED : Priorité aux chrétiens du Moyen Orient

Et aux médias

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ROME, Lundi 24 septembre 2007 (ZENIT.org) – « L’évangélisation par les médias ainsi qu’un soutien particulier et actif aux communautés chrétiennes du Moyen-Orient menacées de disparition : telles doivent être les priorités de l’Aide à l’Eglise en Détresse » selon le pape Benoît XVI.



S’adressant aux directeurs nationaux réunis à Castel Gandolfo le 19 septembre pour leur Conférence annuelle, Benoît XVI a insisté sur les deux principaux défis que devait relever l’Aide à l’Eglise en Détresse, qui fête cette année le 60e anniversaire de sa fondation.

« Le travail de votre Œuvre est un témoignage éloquent de l’amour de Dieu, et je contemple, avec une profonde gratitude, tout ce qui a été accompli par elle depuis 60 ans » a-t-il déclaré. Aujourd’hui, l’Aide à l’Eglise en Détresse doit poursuivre sa mission d’évangélisation, notamment par les médias « dont l’influence reste déterminante ».

Dans une déclaration lue par le secrétaire d’Etat, le cardinal Tarcisio Bertone, le pape poursuit son message à l’AED en disant : « Nous sommes particulièrement préoccupés pour certaines communautés chrétiennes du Moyen-Orient qui sont aujourd’hui menacées dans leur existence même. De nombreux catholiques sont contraints de vivre dans l’isolement et la peur, car ils ne peuvent pas vivre publiquement leur foi ».

Pour Benoît XVI, la deuxième grande priorité pour l’AED est l’évangélisation par les médias : « L’Eglise a un impérieux besoin de personnes qui portent Dieu présent dans ce vaste domaine, des personnes qui utilisent tous les moyens techniques qui existent pour que Son message soit porté aux extrémités de la Terre ». « Car aujourd’hui, poursuit Benoît XVI, alors que Dieu a été oublié dans de nombreux pays, à force de relativisme et de matérialisme, il en existe d’autres, trop nombreux, dans lesquels il est impossible de vivre librement sa foi en Jésus Christ ».

Le pape a également encouragé l’AED à continuer de soutenir « les séminaristes, les prêtres, les religieuses, afin qu’ils puissent bénéficier d’une formation complète et puissent ainsi se faire les instruments de la grâce de Dieu ». Le financement de la formation (prêtres, religieux, catéchistes, mais aussi littérature religieuse, Bibles, etc.…) représente un tiers de l’aide de l’AED, un séminariste sur six dans le monde en bénéficie.