Aider les femmes à sortir de la pauvreté « par l’éducation »

Délégation du Saint-Siège à l’ONU

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CITE DU VATICAN, Mardi 8 mars 2005 (ZENIT.org) – « Les autorités politiques doivent d'abord mieux écouter ce qui intéresse réellement les femmes plutôt que certains groupes d'intérêts », a déclaré Mme Glendon, chef de la délégation du Saint-Siège à l’ONU. Elle recommande d’aider les femmes à sortir de la pauvreté « par l’éducation ».



Mme Mary Ann Glendon, mère de famille, Présidente de l'Académie pontificale des Sciences sociales, a en effet été nommée Chef de la délégation du Saint-Siège au Conseil économique et social de l'ONU.

Mme Glendon est intervenue devant la Commission du Statut de la Femme, dans le sillage de la Conférence mondiale de Pékin d’il y a 10 ans, en 1995, où elle conduisait déjà la délégation du Saint-Siège.

« Dans la Déclaration finale de Pékin, rappelait Mme Glendon, le Saint-Siège a dit sa crainte devant les documents consacrés aux femmes pauvres », contenant de « vagues promesses » qui n’ont pas été suivies de « programmes concrets » ou « des engagements financiers ».

Elle déplorait des « disparités croissantes » qui conduisent le Saint-Siège à exprimer « son inquiétude ».

Mme Glendon faisait remarquer que l'humanité dispose aujourd’hui de moyens de lutter contre la « faim » et la « pauvreté », en citant Jean-Paul II lorsqu’il demande « une large mobilisation morale de l'opinion publique, notamment des pays à haut niveau de vie et de prospérité ».

Mais dans ce domaine, Mme Glendon insistait sur la capacité des femmes à « concilier elles-mêmes leur aspirations à mieux prendre part à la vie socio-économique et leur charge familiale ».

La question, continuait Mme Glendon, appelle, dans la société, des « changements fondamentaux » : « Les autorités politiques doivent d'abord mieux écouter ce qui intéresse réellement les femmes plutôt que certains groupes d'intérêts ».

Trois anniversaires marquent la condition des femmes dans le monde et les Nations Unies, en cette année 2005, rappelait Mme Glendon : « cinq dates historiques auxquelles la Communauté internationale a soutenu la femme dans sa quête de reconnaissance de ses droits et de sa dignité ».

Elle précisait : « La plus importante et la plus ancienne » remonte au printemps 1945, lorsque les fondateurs de l'ONU ont « surpris » en déclarant leur « foi » dans « la dignité » et la « valeur » de la personne et dans « l'égalité des droits des hommes et des femmes ».

Cette déclaration a été « suivie et complétée » par quatre Conférences des Nations Unies sur la femme, à Mexico, Copenhague, Nairobi et Pékin.

Mais la représentante du Saint-Siège déplorait que de si nombreuses femmes souffrent aujourd’hui « de nouvelles pauvretés », et de « nouvelles menaces contre la vie et la dignité humaine ».

Elle citait la plate-forme de Pékin, donnant une clef « pour que les femmes et leurs familles sortent de la pauvreté par l'éducation », et ajoutait : « C'est avec préoccupation que le Saint-Siège, qui s'intéresse à l'éducation des femmes, enregistre la lenteur des progrès en la matière ».

Mme Glendon abordait aussi la question de la pyramide des âges de la population du monde et faisait remarquer : « La combinaison entre longévité croissante, chute du taux de la natalité, coûts de santé élevés et pénurie de personnel spécialisé favorise les tensions entre les générations ».