Algérie : le dialogue interreligieux commence par la cohabitation quotidienne

Visite du card. Tauran

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 496 clics

« Le dialogue interreligieux commence par la cohabitation journalière », qui « se décline à travers les tâches les plus humbles, tel que garder une personne malade, garder un enfant ou enseigner et dispenser des cours », explique le cardinal Tauran.

Le cardinal français Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, est actuellement en Algérie, à l'occasion de la consécration du sanctuaire de saint Augustin d’Hippone (aujourd’hui Annaba), du 29 avril au 3 mai (cf. Zenit du 27 avril 2014).

Envoyé par le pape François, le cardinal a été accueilli hier à l’aéroport d'Alger et a rencontré le ministre des Affaires religieuses et des wakfs, M. Bouabdallah GhlaMmallah et le ministre des Affaires étrangères, M. Ramtane Lamamra.

« Nous avons en Algérie une petite communauté catholique qui est bien accueillie et participe à la vie de tous les jours », a indiqué le cardinal lors d'une rencontre avec la presse rapportée par le quotidien d'information Le Temps d'Algérie.

« Le dialogue interreligieux commence par cette cohabitation journalière », a-t-il estimé : « Cette cohabitation se décline à travers les tâches journalières les plus humbles, tel que garder une personne malade, garder un enfant ou enseigner et dispenser des cours. »

Pour le cardinal, les deux communautés musulmane et catholique ont « beaucoup de points communs qu'elles doivent développer afin de les mettre au service de la société », et de proposer des solutions aux problèmes actuels.

Un communiqué de l’Église locale annonce pour aujourd'hui une visite au président du Sénat et diverses interventions avec le ministre des affaires religieuses et des wakfs.

Ce soir, le cardinal présidera la messe à la basilique Notre Dame d'Afrique à Alger. Demain, 1er mai, il partira pour Annaba, où il célébrera la messe du centenaire de la basilique Saint-Augustin – restaurée pour l'occasion – le 2 mai au matin. L'après-midi, il donnera une conférence sur le dialogue interreligieux.

Le samedi 3 mai, il rencontrera les chercheurs des religions de l'université islamique Emir Abdelkader, à Constantine. Le cardinal reviendra ensuite à Alger pour rentrer à Rome.