Angélus du 1er juillet 2012, allocution de Benoît XVI

Les soignants, des « réserves d'amour » pour les malades

| 1317 clics

ROME, dimanche 1er juillet 2012 (ZENIT.org) – Les soignants sont des «réserves d’amour», qui apportent « sérénité et espérance aux souffrants », déclare Benoît XVI.

Le pape a en effet présidé la prière mariale de l’angélus, de la fenêtre de son bureau qui donne place Saint-Pierre, devant des milliers de personnes du monde entier, à midi, ce dimanche 1er juillet.

Au terme de la prière, Benoît XVI a invité les francophones à « laisser de côté leurs peurs et leurs doutes » et à être « fiers de témoigner de leur foi ».

Paroles de Benoît XVI en italien avant l’angélus :

Chers frères et sœurs,

Ce dimanche, l’évangéliste Marc nous présente le récit de deux guérisons miraculeuses que Jésus accomplit en faveur de deux femmes : la fille d’un des chefs de la synagogue, nommé Jaïre, et une femme qui souffrait d’hémorragie (cf. Mc 5,21-43). Ces deux épisodes présentent deux niveaux de lecture ; le niveau purement physique : Jésus se penche sur la souffrance humaine et guérit le corps ; et le niveau spirituel : Jésus est venu pour guérir le cœur de l’homme, pour donner le salut et encourager la foi en Lui.

Dans le premier épisode en effet, à la nouvelle que la fille de Jaïre est morte, Jésus dit au chef de la synagogue : «Ne crains pas, crois seulement.» (v. 36), il le prend avec lui où repose l’enfant et s’exclame : «Jeune fille, je te le dis, lève-toi» (v. 41). Elle se leva et se mit à marcher. Saint Jérôme commente ces paroles, soulignant le pouvoir salvifique de Jésus: «Jeune fille, lève-toi par moi: non par un mérite de ta part, mais par ma grâce. Lève-toi par moi: le fait d’être guéri ne dépend pas de ta vertu» (Homélie sur l’Evangile de Marc, 3).

Le second épisode, celui de la femme affectée par des hémorragies, met de nouveau en évidence que Jésus est venu libérer l’être humain dans sa totalité. En effet, le miracle se déroule en deux temps: d’abord arrive la guérison physique, mais elle est étroitement liée à la guérison plus profonde, celle que la grâce de Dieu donne à celui qui s’ouvre à Lui avec foi. Jésus dit à la femme: «Ma fille, ta foi t'a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. » (Mc 5,34).
Ces deux récits de guérison sont pour nous une invitation à dépasser une vision purement horizontale et matérielle de la vie. Nous demandons à Dieu tant de guérisons de problèmes, de nécessités concrètes, et c’est juste, mais ce que nous devons demander avec insistance est une foi toujours plus solide, afin que le Seigneur renouvelle notre vie, et une confiance ferme dans son amour, dans sa providence qui ne nous abandonne pas.
Jésus qui se fait attentif à la souffrance humaine nous fait penser aussi à ceux qui aident les malades à porter leur croix, en particulier les médecins, les soignants et ceux qui assurent l’assistance religieuse lors des soins. Ils sont des «réserves d’amour», qui apportent sérénité et espérance aux souffrants.

Dans l’encyclique Deus caritas il est écrit que, pour ce précieux service, il faut avant tout la compétence professionnelle - une des premières nécessités fondamentales - mais à elle seule, elle ne peut suffire. Il s’agit, en effet, d’êtres humains, qui ont besoin d’humanité et de l’attention du cœur. «C’est pourquoi, en plus de la préparation professionnelle, il est nécessaire pour ces personnes d’avoir aussi et surtout une «formation du cœur» : il convient de les conduire à la rencontre avec Dieu dans le Christ, qui suscite en eux l’amour et qui ouvre leur esprit à autrui» (n. 31).

Demandons à la Vierge Marie d’accompagner notre chemin de foi et notre engagement d’amour concret spécialement pour celui qui est dans le besoin, tandis que nous invoquons son intercession maternelle pour nos frères qui vivent une souffrance du corps et de l’esprit.

Paroles de Benoît XVI après l’angélus :

(En français)

Chers frères et sœurs,

Je salue avec joie les pèlerins de langue française, et tout particulièrement les Amis de Sainte-Véronique du Liban. Pendant cette période estivale, je vous invite à savoir prendre du temps pour Dieu. Sachez témoigner de sa présence au milieu de nous. Soyez des porteurs de sa miséricorde et de sa tendresse à chacun de ceux qu’il vous est donné de rencontrer, plus particulièrement à ceux qui souffrent. À l’exemple de la Vierge Marie, laissons de côté nos peurs et nos doutes et soyons fiers de témoigner de notre foi! Bon dimanche à tous!

(En italien)

Je salue enfin les pèlerins de langue italienne, en particulier les fidèles de la paroisse de saint Jean-Baptiste en Latisana et les laïcs camilliens du Piémont. A tous je souhaite un bon dimanche, un mois de juillet serein et de bonnes vacances.

© Libreria Editrice Vaticana
Traduction de Zenit, Anne Kurian