Anne et Joachim: la transmission de la foi, réussie

Par le card. Comastri

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Sergio Mora

Traduction d’Océane Le Gall

ROME, vendredi 27 juillet 2012 (ZENIT.org) – On ne connaît pas grand chose des parents de Marie,  mais en regardant leur fille on peut comprendre comment ils étaient : des parents qui lui ont appris à mettre Dieu à la première place, à l’aimer de tout son cœur et de toute son âme : c’est en ces termes que le cardinal Angelo Comastri, archiprêtre de la basilique Saint-Pierre, a expliqué le sens de  la fête de sainte Anne, la mère de Marie, célébrée le 26 juillet.

Les parents de Marie, Sainte Anne et saint Joachim, et leur influence sur la transmission de la foi à leur fille, ont servi de fil conducteur à l’homélie du cardinal Comastri qui, en l’église Sainte-Anne au Vatican, a invité les fidèles à enseigner la foi à leurs enfants en prenant justement exemple sur eux.

 « A la maison, les enfants apprennent de leurs parents, et en écoutant le Magnificat on peut comprendre ce que Marie a pu apprendre à une époque où toutes les connaissances se transmettaient oralement », a-t-il relevé, précisant : « dans le ‘OUI’ de Marie, si beau, si propre et si sincère, généreux et fidèle ,  on voit que celle-ci avait appris à mettre Dieu à la première place, suivant l’exemple de ses parents ».

Les Evangiles ne donnent pas les noms des parents de Marie, ce que nous savons d’eux remonte à une ancienne tradition qui remonte au deuxième siècle et qui puise surement à la période apostolique, mais justement ce qui « est beau » dans tout cela, selon le vicaire général du pape pour la Cité du Vatican, c’est l’intuition de ce qu’ils ont pu être comme parents en regardant leur fille, de comprendre qu’elles étaient leurs qualités spirituelles.

Ces caractéristiques, Marie nous les révèle indirectement sans son Magnificat, ce chant que l’on trouve au premier chapitre de l’Evangile selon Luc, et dans lequel la Vierge loue et remercie Dieu d’avoir libéré son peuple.

« Comment Marie a-t-elle pu prononcer de si belles paroles, s’émerveillent tant de personnes », a commenté le cardinal Comastri. Il reconnaît que ce chant est probablement « la plus belle prophétie de tout le nouveau testament avec sa belle mosaïque de citations bibliques », mais surtout que cela veut dire que « chez elle, ses parents répétaient souvent les saintes Ecritures, et comme il n’y avait ni livres ni enregistreurs, qu’elle avait tout appris  par cœur ».

Marie fait comprendre qu’elle est bienheureuse non pas parce que sa maison après l’annonce est devenue une villa ; ni parce que ses vêtements se sont  teints de rouge. Devant Dieu ces choses ne comptent pas mais le cœur de Marie éclate de joie grâce à Dieu le Sauveur, qui a posé son regard sur sa servante, car,  avoir les poignées en or mais ne pas avoir Dieu chez soi fait de nous de pauvres âmes.

Le cardinal Comastri a expliqué comment Marie, encore toute jeune (16 ans environ), « a eu le courage de fournir une prophétie impressionnante: à cette époque Hérode commandait, Auguste à Rome gouvernait sur tout l’Empire, mais Marie annonce: Dieu a  dispersé les superbes dans les pensées de leur cœur; il a renversé les puissants de leurs trônes, a élevé les humbles ».

Et il a rappelé que tout cela Marie l’a appris chez elle, invitant à leur tour les fidèles à prier afin que chez eux , dans leurs foyers, revienne ce mode de vie, cette manière de transmettre la foi des parents aux enfants, des grands vers les petits, affirmant que : « transmettre la foi est  le plus beau cadeau que l’on puisse faire à quelqu’un ».

À la question « de quelle façon les parents peuvent-ils transmettre la foi dans un monde aussi agité comme celui d’aujourd’hui », le cardinal Comastri a déclaré : « Quand une personne a en elle la lumière, elle éclaire les autres. Sainte Thérèse dit qu’un charbon ardent, même s’il est mis dans un coin continue à réchauffer, l’époque d’aujourd’hui est difficile, et on peut avoir la sensation d’être mis de côté, mais soyez tranquilles que si nous avons cette lumière nous la transmettons”.