Année eucharistique : Indulgence plénière, don de la miséricorde de Dieu

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CITE DU VATICAN, Vendredi 14 janvier 2005 (ZENIT.org) – Le pape Jean-Paul II accorde l’Indulgence plénière, aux conditions habituelles, aux fidèles qui participent à des actes de dévotion eucharistique pendant toute l’année eucharistique : le décret à ce sujet paraîtra demain, 15 janvier dans L’Osservatore Romano en italien. Un don du « Dieu miséricordieux » explique le décret.



La Pénitencerie apostolique publie aujourd’hui un décret, signé par le Pénitenciaire majeur, le cardinal James Francis Stafford, où est annoncée la concession, pendant toute la durée de l’année de l’Eucharistie, de l’Indulgence plénière pour des actes particuliers de culte et de vénération du Saint-Sacrement.

L’Indulgence est accordée aux conditions habituelles de confession sacramentelle, de communion eucharistie, de profession de foi et de prière aux intentions du pape, et « l’esprit totalement détaché de l’attachement à tout péché », et ceci, à chaque fois qu’un fidèle participe « avec attention et piété » à un acte liturgique ou à un exercice de piété en l’honneur de l’Eucharistie, exposée solennellement ou présente dans le tabernacle.

L’Indulgence plénière est en outre accordée au « clergé, aux membres des instituts de vie consacrée et des sociétés de vie apostolique et aux autres fidèles tenus par la loi à la récitation de la liturgie des Heures, et à ceux qui ont l’habitude de dire l’Office divin par pure dévotion, à chaque fois qu’à la conclusion de leur journée, ils récitent devant le Seigneur présent dans le tabernacle, en commun ou en privé, les vêpres et les complies ».

L’Indulgence est en outre accordée aux fidèles qui ne pourraient pas, en raison de la maladie ou d’autres causes justes, visiter le Saint-Sacrement, dans une église ou un oratoire. Ils la recevront « chez eux ou bien où qu’ils soient en raison de l’empêchement », si, en repoussant totalement tout péché, et s’ils ont l’intention d’observer, dès que possible, « les trois conditions habituelles », « en accomplissant spirituellement avec le désir du cœur, la visite, en esprit de foi dans la présence réelle de Jésus Christ dans le sacrement de l’autel, et s’ils récitent le Notre Père, et le Credo, en ajoutant une pieuse invocation à Jésus Sacrement (par ex. « Que soit loué et remercié à tout instant le Très Saint Sacrement). »

Plus encore, si même cela leur était impossible, ils obtiendront l’Indulgence plénière s’ils s’unissent avec le désir intérieur à ceux qui pratiquent de façon ordinaire l’œuvre prescrite pour l’Indulgence et s’ils offrent au Dieu miséricordieux les infirmités et les désagréments de leur vie, en ayant eux aussi le propos d’accomplir dès que possible les trois conditions habituelles ».

Le décret invite les prêtres à informer les fidèles de cette disposition de l’Eglise, à se prêter « avec un esprit prêt et généreux à écouter leurs confessions » et à guider de façon solennelle des « prières publiques adressées à Jésus-Sacrement ».

Enfin, le décret invite les fidèles « à donner souvent des témoignages de foi et de vénération envers le Saint-Sacrement ».

La dernière indulgence plénière exceptionnelle avait été concédée par Jean-Paul II lors du Grand Jubilé de l’an 2000 pour la visite d’un des sanctuaires désignés, dans les diocèses, à Rome et à Jérusalem, comme lieu de pèlerinage jubilaire.

Elle accorde la rémission totale devant Dieu de toute « peine temporelle », conséquence du péché, pour les péchés déjà remis grâce au sacrement de la pénitence et de la réconciliation.

On pourra, à ce sujet, se rapporter au Catéchisme de l’Eglise catholique (nn. 1032 ; 1471 et suiv.). La peine temporelle étant ce qui reste à purifié lorsque le péché a été pardonné : les conséquences du péché. Cela peut advenir en ce monde par des actes de charité, ou dans l’autre dans l’étape de purification nécessaire à la communion avec Dieu et traditionnellement appelée « purgatoire ».

Lorsque l’Eglise accorde l’Indulgence plénière, elle puise à la source de la miséricorde divine, dans les inépuisables mérites du Christ, mort et ressuscité « pour nous les hommes et pour notre salut », comme le dit le Credo.