Appel de Mgr Migliore à l’ONU : « Non à la violence contre les femmes »

Intervention de l’Observateur permanent du Saint-Siège

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ROME, Mardi 6 mars 2007 (ZENIT.org) – A l’ONU, Mgr Celestino Migliore a plaidé, au nom du Saint-Siège en faveur de la défense de la dignité des femmes, trop souvent victimes de la violence.



La communauté intenationale doit, disait en substance l’Observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU, à New York, renforcer son engagement pour vaincre la plaie de la violence contre les femmes.

Mgr Migliore est intervenu la semaine dernière lors de la 51e session de la commission sur la condition de la femme.

La représentation pontificale à l’ONU venait jsutement de promovoir un congrès sur le thème : « La dignité humaine de la femme dans la société contemporaine : affronter la violence contre la femme ».

Au micro de Radio Vatican, Mgr Migliore expliquait : « Soixante ans ont passé depuis que les fondateurs des Nations Unies ont proclamé leur conviction que les hommes et les femmes jouissent des même droits. A cette époque, aucun pays ne garantissait aux femmes une égalité sociale complète. Aujourd’hui, le principe de l’égalité est quasi universellement reconnu. Avec des progrès notables, se sont également présentés de nouveaux défis, de nouvelles formes de pauvreté, et de nouvelles formes de discrimination sociale, mais surtout se sont présentées de nouvelles menaces contre la vie et la dignité de la femme. Il est particulièrement inacceptable que justement à une époque de considération croissante pour toutes les questions concernant la femme, s’affirment des nouvelles formes de violence et d’esclavage ».

Pour ce qui est de la violence contre les petites filles, Mgr Migliore soulignait que « les statistiques sont alarmantes, selon les différents rapports publiés ces derniers mois, et en particulier celui de l’ONU, qui est à l’examen lors de cette session de la commission sur la condition de la femme ».

« De notre point de vue, disait-il, il faut avant tout aller aux racines du phénomène et comprendre le pourquoi de cette violence. Nous trouvons alors que persistent des préjugés culturels contre la femme, encore considérée ici ou là comme inférieure à l’homme, une vision des rapports humains marquée surtout par la productivité, un climat diffus qui favorise le recours à la force dans la solution des petits et des grands problèmes de l’existence. Il ne fait pas de doute que le phénomène doit être envisagé dans le contexte des droits humains, des droits à reconnaître sans ambiguité et à faire respecter avec une rigueur légale. Cependant, le phénomène est avant tout culturel et relationnel, et, comme nous le croyons, les mécanismes des droits humains ne sont efficaces que dans la mesure où ils s’insèrent dans une œuvre de sensibilisation et d’éducation aux valeurs de la féminité ».

Mgr Migliore insistait également sur la nécessité de l’éducation, de « l’éducation intellectuelle, humaine et spirituelle de la femme et en particulier des jeunes ».