Appel du pasteur Olav Fykse Tveit pour l'avenir des jeunes

Et pour la paix à Jérusalem

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ROME, jeudi 27 octobre 2011 (ZENIT.org) – Le pasteur norvégien Olav Fykse a plaidé la cause des jeunes devant les quelque 300 représentants des religions du monde rassemblées ce matin à Assise, à Sainte-Marie-des-Anges. Le chômage des jeunes dans le monde constitue, dit-il, un obstacle à la paix. Il demande aussi à tous de s’engager pour la paix de Jérusalem.

Dans le cadre de la journée pour la justice et la paix dans le monde, Olav Fykse Tveit, secrétaire général du Conseil oecuménique des Eglises est en effet intervenu après un bref interlude musical au violon et à l’orgue, par des frères franciscains.

La foi des jeunes
Le pasteur souligne « le rôle important que les jeunes peuvent et doivent jouer dans les communautés de foi et dans la société » et il rappelle que « sans cela nous ne serions pas là aujourd’hui ».

Le pasteur exprime ainsi sa préoccupation pour les jeunes : « Aujourd’hui les perspectives et les contributions des jeunes sont nécessaires pour la paix dans le monde. Un des grands obstacles à une juste paix est le niveau élevé de chômage chez les jeunes ».

« Cela donne l’impression que nous sommes en train de parier avec le bien-être et le bonheur d’une génération, a-t-il commenté. Nous avons besoin de la vision et du courage des jeunes pour les changements nécessaires. »

Il cite la tragédie qui a frappé des jeunes de Norvège : une allusion à la tuerie de l’île d’Utoeya en juillet dernier.

« Il faut reconnaître, ajoute-t-il, que nous n’avons pas toujours honoré les contributions des jeunes dans nos communautés religieuses. Nous les aînés, qui nous tenons ici, devons travailler ensemble pour la paix entre les générations et pour donner aux jeunes du monde une réelle espérance pour le futur. »

La paix de Jérusalem
Le secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises insiste également sur le fait que « la croix n’est pas pour les croisades mais est un signe de l’amour de Dieu qui embrasse tout le monde, même les autres. »

Selon lui, il faut que dans les prochaines années les Eglises s’engagent « à travailler pour la paix à Jérusalem et toutes les personnes qui y vivent, au nom du Shalom – Salaam. »

Le révérend Olav Fykse Tveit fait remarquer en effet que Jérusalem « est la cité appelée à être une vision de paix, mais qui dans l’histoire est souvent devenu un lieu de conflit ».

Récemment en visite au Pakistan, il confie « s’être souvenu combien d’autres peuples souffrent dans des conflits d’intérêt dus aux conflits non résolus autour de Jérusalem. »

Le pasteur poursuit son plaidoyer: « Cette ville, sainte aux yeux des juifs, des chrétiens, des musulmans, est un symbole visible de nos aspirations, de nos désirs les plus grands et les meilleurs, de notre amour de la beauté et de notre désir de vénérer Dieu. Mais c’est aussi un puissant rappel du fait que toutes les meilleures dispositions peuvent se fourvoyer. »

« Nous sommes appelés, conclut-il, à participer au rétablissement de la paix à Jérusalem, pour la re-création et la restauration du monde de Dieu. Nous devons rendre compte à Dieu et aux uns et autres de la paix de notre temps et de ce que l’on dit ou ne dit pas pour y parvenir. »


Anne Kurian