Appel islamico-catholique : Le dialogue, pour résoudre les conflits

Et le respect de l’environnement au cours des affrontements

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CITE DU VATICAN, Lundi 26 janvier 2004 (ZENIT.org) – "Le dialogue est le meilleur chemin pour résoudre les conflits". Le comité islamico-catholique lance un appel dans ce sens, au terme de sa rencontre au Vatican. Le document prend en compte le respect de l’environnement au cours des conflits.



"La dignité humaine et les droits humanitaires dans les conflits armés" a en effet fait l’objet de cette rencontre de deux jours qui a réuni au Vatican des représentants catholiques et musulmans, du Comité de liaison islamo-catholique, les 19 et 20 janvier. Il est présidé par le prof. Hamid bin Ahmad AL Rifaie, président du Forum international islamique pour le dialogue – présent le 17 janvier dernier au concert "pour la réconciliation" en la salle Paul VI, et par Mgr Michael Fitzgerald, président du conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux.

Dans la note conclusive, publiée le 24 janvier, le comité affirme que "la dignité humaine est un don de Dieu" et que "la justice et la paix sont les bases des relations et des interactions entre les personnes humaines".

"Nous sommes convaincus, affirme le document, que la violence engendre la violence et que ce cercle vicieux doit prendre fin. Nous déclarons que le dialogue est le meilleur chemin pour résoudre les conflits et les guerres, pour réaliser la justice et la paix entre les êtres humains et les sociétés, et c’est pourquoi nous encourageons le développement de la culture du dialogue".

La note appelle à prier inlassablement pour la paix et à "mettre fin sans délai à tous les conflits, à tous les affrontements armés, et à toute forme d’agression contre la sécurité et la stabilité des peuples" qui ont le droit à "l’autodétermination".

Et durant ces conflits, le comité appelle à respecter "la loi humanitaire et les droits civils, y compris ceux des prisonniers". Il demande que "personne ne soit privé de l’accès à l’eau, à la nourriture, aux médicaments, et à l’assistance sanitaire".

Il demande en outre que soient respectés "les infrastructures, les propriétés, les habitations", mais aussi - une nouveauté dans ce type de réflexion - "la végétation, les animaux, et tout ce qui est nécessaire à la vie".

Enfin, le comité appelle au respect du caractère sacré des lieux à usage religieux et à les "protéger en temps de guerre et de paix". "Nous affirmons, dit encore la note conjointe, le droit à la liberté religieuse et à la pratique de nos religions selon leurs particularités".