Argentine : Appel à un débat pacifié sur l’avortement

Les évêques pour le droit à la vie

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ROME, Dimanche 28 août 2011 (ZENIT.org) – Les évêques d’Argentine demandent que la discussion relative à la dépénalisation de l'avortement ne divise pas la société et soit privée de violence et d'agressivité, rapporte l’agence vaticane Fides.

L'Eglise argentine confirme en effet sa position en faveur du « droit à la vie », repoussant les propositions de loi qui promeuvent la légalisation de l'avortement. Elle a également appelé à ce que la discussion sur cette question délicate ne provoque pas de « division au sein de la société argentine », insistant sur le fait qu'elle devrait éliminer « toute forme de violence et d'agressivité ».

Dans une déclaration du Comité permanent de la Conférence épiscopale, présidé par le cardinal Jorge Bergoglio, archevêque de Buenos Aires, les évêques réaffirment que « l'avortement ne constitue jamais une solution » et ils rappellent que « lorsqu'une femme est enceinte, on ne parle pas d'une vie mais de deux » et « toutes deux doivent être préservées et respectées ».

Les évêques, réunis la semaine passée, jugent positivement, au travers de cette déclaration, la décision du gouvernement d'étendre le bénéfice de la « Contribution universelle pour l'enfant » (allocation familiale) aux femmes enceintes à compter du troisième mois et l'interprètent comme un geste de défense de la vie humaine.

« Nous apprécions les initiatives récemment prises en matière de protection de la vie chez les femmes enceintes. Il s'agit d'une priorité absolue pour protéger les mères en attente, en particulier celles qui se trouvent dans un état de marginalisation sociale ou ont de graves difficultés au moment de la grossesse » peut-on lire dans la déclaration des Evêques intitulée « Non pas une vie mais deux ».

Afin d'éviter la répétition d'un climat de conflit comme celui qui a caractérisé le débat sur la loi relative au « mariage entre homosexuels », l'Eglise demande à ce que les termes utilisés dans la discussion sur la dépénalisation de l'avortement « soient le plus possible respectueux, éliminant toute forme de violence et d'agression en ce que ces attitudes ne sont pas à la hauteur de la valeur et de la dignité que nous entendons promouvoir ».

Se montrant disposés à « écouter, suivre et comprendre toute situation », les évêques affirment qu'« une décision législative qui considère positive la dépénalisation de l'avortement aurait des conséquences légales, culturelles et éthiques ». En outre, la loi, comme base du système juridique, a « un sens pédagogique pour la vie de la société ».