Assise : Plaidoyer pour le respect de toute créature

Paroles du dignitaire bouddhiste Ja-Seung

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ROME, lundi 7 novembre 2011 (ZENIT.org) – Le président du « Jogye Order », appartenant au bouddhisme sud-coréen, réaffirme que chaque vie a du prix et que les religions doivent travailler ensemble au respect de chaque être humain.

Dans ce « lieu saint habité par la paix et la réconciliation » que représente Assise pour le religieux bouddhiste, Ja-Seung est intervenu en la basilique Sainte-Marie-des-Anges, le 27 octobre dernier, pour la journée de la paix.

Le dignitaire bouddhiste a comparé la vie de chacun à « une belle fleur qui (…) fait de ce monde un endroit magnifique ». « Comme ces fleurs, a-t-il ajouté, chaque créature est belle et doit être respectée. Il n’y a pas de place pour la violence et le terrorisme dans la religion, qui répète que chaque vie est précieuse et doit être aimée ».

Ja-Seung s’est également intéressé aux changements de ces 25 dernières années, depuis la première rencontre, du 27 octobre 1986, autour de Jean-Paul II : « Le développement des technologies de l’information et des réseaux sociaux nous a donné l’opportunité de communiquer instantanément avec l’autre bout du monde. » « Tout est interconnecté, a-t-il commenté. Vous et moi n’existons pas comme des individus séparés, nous sommes au contraire connectés de manière complexe les uns aux autres ».

Le chef spirituel du plus grand Ordre monastique bouddhique coréen a par la suite appelé les religions à se rejoindre en quatre fraternités : une Fraternité pour la vie, comme « rassemblement des croyants pour éliminer les racines de la violence et de la guerre qui sont agitées au nom des religions et idéologies » ; une Fraternité pour la paix, « pour qu’une coexistence harmonieuse et un respect, indépendants des religions, races et cultures soient rendus possibles » ; une Fraternité pour la culture pour « accepter nos différences culturelles (…) par une compréhension mutuelle et spirituelle » ; et une Fraternité pour le partage pour « aider ceux qui souffrent encore de la pauvreté, de la faim et de l’inégalité ».

Ja-Seung a conclu avec une cinquième « Fraternité » : la Fraternité pour la pratique en souhaitant « que nous contribuions à faire de ce monde un lieu aussi pur et aussi parfumé qu’une fleur ».

Anne Kurian