Audience générale : Le pape invite à répondre au mal par le bien, le pardon et la paix

Il commente le psaume 19

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CITE DU VATICAN, Mercredi 10 mars 2004 (ZENIT.org) – Jean-Paul II invite les fidèles à répondre au mal par le bien, le pardon et la paix ; un appel suffisamment fort pour qu’il soit immédiatement repris par les journaux télévisés de la mi-journée en Italie.



Jean-Paul II a en effet commenté à l’audience générale de ce mercredi au Vatican le psaume 19 que l’Eglise latine chante aux vêpres du mardi de la 1ère semaine liturgique

Tous les chrétiens, disait en substance Jean-Paul II, sont appelés à répondre à toute forme de méchanceté non pas par la violence mais par la foi, le pardon, la paix offerte.

"Il existe des façons de faire face au danger sans avoir recours à l’affrontement belliqueux", affirmait le pape.

De fait, le psaume 19 évoque les chars, les armes, les chevaux de guerre, qui menacent l’ancien royaume d’Israël.

"En proie à l’angoisse profonde du cauchemar de la guerre", le roi et le peuple choisissent de ne pas compter sur l’armée, mais prennent pour bouclier la "confiance dans le Seigneur qui prend le parti des faibles, des opprimés, des victimes de l’arrogance des conquérants": "le Seigneur est source de sécurité".

Cela vaut, commente le pape, pour les situations extrêmes des conflits, mais aussi pour les misères petites ou grandes que traverse l’humanité.

"Le psaume peut devenir, ajoutait Jean-Paul II, une invitation à ne jamais être prisonnier de l’attrait de la violence".

Le Christ affronte le mal sans armée, disait le pape, mais par la force de l’Esprit Saint. Et ce psaume représente un "appel à ce que les hommes place en Dieu leur confiance et n’aient pas recours à la violence pour résoudre les problèmes difficiles".

On peut vaincre grâce à l’amour, poursuivait le pape, qui disait prier pour que ce message soit accueilli par tous les peuples qui dans le monde désirent la paix.

Il demandait particulièrement aux fidèles, pendant ce carême, "de bien garder présente à l’esprit la nécessité de la conversion dans notre façon de penser, d’aimer, d’agir".