Australie : L’Eglise demande des prières pour les victimes des inondations

Récit des Œuvres pontificales missionnaires sur place

| 1014 clics

ROME, Lundi 17 janvier 2011 (ZENIT.org) - Le déluge qui frappe depuis un mois le nord-est de l'Australie concerne près de 75% de la région du Queensland soit une région cinq fois plus vaste que le Royaume-Uni, souligne un communiqué des Œuvres pontificales missionnaires (OPM) australiennes.

Selon un dernier bilan, près de 30 personnes au moins sont mortes, mais les secouristes continuent de fouiller les décombres, quelques 50 personnes étant toujours portées disparues.

La capitale du Queensland, Brisbane, est le dernier centre urbain à avoir été submergé, rapporte Fides qui cite un compte-rendu des OPM sur place, précisant que des pluies torrentielles et une forte crue du fleuve Brisbane ont inondé des périphéries entières, contraignant 20.000 familles à quitter leurs domiciles et 3.500 industries à fermer leurs portes.

L'électricité et la distribution d'eau sont suspendues et la ville a été déclarée zone sinistrée.

« Le pire est encore à venir et la crainte des maladies s'accroît également. Les prières sont bienvenues... car elles font la différence », a souligné David McGovern, le directeur diocésain des Œuvres pontificales missionnaires de Brisbane.

L'archevêque de Brisbane, Mgr John Bathersby, a, lui aussi, demandé des prières « pour les défunts et leurs familles, pour les secouristes et tous ceux qui souffrent à cause des inondations ».

La Conférence épiscopale australienne a informé que « tous les évêques et la population du pays sont unis dans la prière et dans l'aide matérielle à apporter afin de faire face à la pire inondation de ces dernières décennies ».

Un prêtre de l'archidiocèse de Brisbane, le père John Conway, actuellement administrateur de trois paroisses dans la périphérie de Toowomba, a déclaré : « Il s'agit d'une tragédie de grande ampleur mais la réponse des personnes est phénoménale. J'ai vu des personnes évacuées de leur maison s'engager à leur tour dans les centres de secours. Dans de nombreuses zones, l'eau potable manque, les routes sont endommagées et les camions ne peuvent pas passer. Il n'est pas possible de disposer de combustibles, de lait, de pain. Nous rationnons tout ».