Australie : Recherche sur les cellules souches adultes

Pour une science « qui respecte une matrice éthique »

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ROME, Jeudi 4 mai 2006 (ZENIT.org) – Le gouvernement australien finance désormais la recherche sur les cellules souches adultes : l’Eglise catholique salue une option pour une science « qui respecte une matrice éthique », indique l’agence vaticane Fides.



Le gouvernement fédéral australien a en effet décidé de financer la recherche scientifique sur l’utilisation et la possibilité curative des cellules souches adultes.

La décision - qui se concrétise par un financement de 22 millions de dollars aux laboratoires de la « Griffith University » - a été saluée par la communauté catholique, contrairement à la recherche sur les cellules souches embryonnaires, qui implique la destruction des embryons.

« C’est un moment merveilleux, un fort encouragement pour la science, qui respecte une matrice éthique », a souligné Mgr Eugène Hurley, évêque de Port Pirie et responsable de la Commission pour la Famille et pour la Vie, au sein de la conférence épiscopale australienne.

Les fonds gouvernementaux constituent, disait-il, « une reconnaissance pour l’excellent travail déjà accompli par la « Griffith University », qui pourra continuer à étudier les possibilités des cellules souches adultes ».

« L’Institut pour les cellules et les thérapies moléculaires », a déjà présenté et divulgué les résultats d’un travail de recherche sur les cellules souches adultes l’année dernière.

La recherche a montré que ces cellules peuvent se transformer en de nombreux types d’autres cellules, comme celles du tissu cardiaque, musculaire, des organes internes comme les reins, ou aussi du sang. Elles peuvent donc être utilisées pour soigner des maladies de différents types, dont la maladie de Parkinson, des troubles moteurs ou des maladies cérébrales.

« Le soutien apporté par le gouvernement à cette ligne de recherche pourra aider d’autres savants, dans le monde entier, à se consacrer à l’étude des cellules souches adultes, plutôt qu’à l’étude des cellules embryonnaires », a souligné Mgr Hurley.

Il ajoutait : « Nous ne pouvons que nous féliciter, avec le gouvernement fédéral, pour ce choix, qui reconnaît et encourage une recherche scientifique respectueuse de l’éthique de la vie ».