Aux Bénédictins : Eduquer les jeunes à comprendre la force du droit

Message du pape à l'abbé du Mont Cassin

| 1172 clics

CITE DU VATICAN, Jeudi 25 mars 2004 (ZENIT.org) – La paix du monde exige que l’on fasse comprendre surtout aux jeunes qu’elle se construit par la "force du droit" et non par "le droit de la force", affirme Jean-Paul II dans un message adressé au P. Bernardo D'Onorio, abbé du Mont Cassin, à l’occasion de l’anniversaire du bombardement allié qui a complètement détruit l’abbaye en 1944.



Le document est publié dans l’Osservatore Romano en italien des 22-23 mars. La fameuse abbaye fondée par saint Benoît peut se visiter en ligne à l’adresse:
http://www.officine.it/montecassino/storia_h/benedett.htm

Le pape invite les Bénédictins – dont la devise est "Pax", "Paix" - à transmettre aux générations futures "les leçons à tirer de la seconde guerre mondiale et des conflits qui ont encore lieu actuellement".

"Les jeunes, écrit le pape, sont l’espérance de l’humanité, ils doivent par conséquent pouvoir grandir dans un climat de constante et efficace éducation à la paix".

"Il est nécessaire, insiste Jean-Paul II, qu’ils apprennent de l’histoire une leçon de vie fondamentale et de coexistence solidaire: le droit de la force détruit tandis que la force du droit construit".

"Puisse la Famille des Nations, écrit le pape, connaître un engagement renouvelé et général pour la paix et la justice".

Dimanche dernier, le P. D'Onorio a présidé la célébration eucharistique au Mont-Cassin pour célébrer ce 40e anniversaire. Il soulignait: "C’est Jésus qui, dans l’Evangile, nous a parlé de paix et de la béatitude que procure la paix. C’est Jésus qui appelle fils de Dieu les artisans de paix, les tisserands de réseaux et de relations de paix".

"Certes, parler de paix aujourd’hui pourrait sembler pure utopie, dans un monde déchiré par quelque 60 guerres et après les attentats de Madrid, avec quelque 200 morts", reconnaissait le Bénédictin.

"Et pourtant, concluait-il, la parole de Jésus est vraie, praticable et toujours actuelle: bienheureux les artisans de paix, de gestes de paix, de sentiments de paix, qui certes n’annulent pas les diversités, et les convictions opposées, mais s’engagent à faire surgir le respect réciproque, dans l’effort vers le bien commun".