Avec les enfants et les jeunes : la nécessaire « solidarité »

Académie pontificale des sciences sociales

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ROME, Mardi 2 mai 2006 (ZENIT.org) – Le Saint-Siège souligne la nécessité d’une nouvelle solidarité avec les enfants et les jeunes.



« Une jeunesse qui disparaît ? Solidarité avec les enfants et les jeunes à une époque troublée » : c’était en effet le thème de l’assemblée plénière de l’académie pontificale des Sciences sociales, qui s’est tenue au Vatican du 28 avril au 2 mai, et qui a fait l’objet d’une conférence de presse ce matin au Vatican, présidée par Mme Mary Ann Glendon, présidente de l’académie.

Pour Mme Glendon, « une nouvelle possibilité » s’ouvre « pour le Magistère social de l’Eglise », par cette réflexion aussi « explicite » sur la situation des jeunes.

L’idée de fond de cette assemblée a été, soulignait la présidente, d’offrir la « solidarité » aux enfants et aux jeunes dans un monde où ils sont frappés par les crises économiques, la perte d’identité, et surtout, un « déclin de l’amour et de l’espérance », selon les termes du message de Benoît XVI pour l’assemblée (cf. Zenit 30 avril).

Avec plus de 30 interventions, soulignait Mme Glendon en rappelant que tous les membres de l’académie ne sont pas des catholiques, l’assemblée a permis de mettre en évidence les « ombres obscures » de l’oppression, de l’exploitation qui frappent les enfants, l’hiver démographique, et le phénomène des « berceaux vides », l’incapacité des parents à être parents, l’adolescence prolongée et le « vide spirituel » qui tenaille les jeunes.

Ces problèmes, précisait Mme Glendon, « n’admettent pas de solutions faciles » mais les jeunes sont intrinsèquement pleins d’espérance, au point de porter en eux non seulement des problèmes mais aussi des solutions, en restant toujours la plus grande ressource de toute société.

Participaient aussi à la conférence de presse le prof. Keneth Arrow, prix Nobel d’économie et le prof. Pierpaolo Donati, sociologue de l’université de Bologne, organisateur de cette plénière, dont le but, souligne-t-il, n’est pas dans l’immédiat la production d’un document, mais de proposer un précieux matériel pour une éventuelle prise de position du Saint-Siège, à partir de la réflexion de différents dicastères.