Bartholomée Ier interpelle les Etats sur les risques de l’énergie nucléaire

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 ROME, Mardi 15 mars 2011 (ZENIT.org) - Le patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée Ier, a lancé un fort appel pour que « les Etats revoient leur politique en faveur de l'énergie nucléaire ». C'est ce que rapporte Radio Vatican en citant une dépêche parue dans l'agence grecque « amen.gr ».

Dans un message publié après le tremblement de terre au Japon et l'explosion dans la centrale nucléaire de Fukoshima, Bartholomée Ier, connu comme un ardent défenseur de la sauvegarde de l'environnement, a invité à prier « pour tous les disparus mais aussi pour ceux qui sont encore éprouvés et en danger en raison des explosions post-sismiques ».

« Malheureusement, affirme-t-il encore, l'explosion de la centrale nucléaire de Fukoshima s'ajoute aux autres conséquences tragiques du tremblement de terre, rendant plus terrible encore le cauchemar du Japon. Et ses horribles conséquences se feront sentir sur une échelle encore plus grande. Sur les séismes, l'homme n'a rien à dire parce que ses causes sont plus grandes que lui. Mais sur l'explosion d'une centrale nucléaire et plus généralement sur l'énergie atomique, il a le droit de s'exprimer ».

« Avec tout notre respect pour la science - poursuit le patriarche orthodoxe - nous proposons à la place de l'énergie atomique si dangereuse pour la survie de l'humanité, les différentes formes d'énergie verte qui sont inoffensives, respectent l'environnement et l'homme, et sont capables de répondre suffisamment à ses besoins ».

Il poursuit : « le Créateur nous a offert le soleil, l'air, les vagues de la mer et des océans à partir desquels nous pouvons produire de l'énergie. La science respectueuse de l'environnement a mis au point des techniques qui permettent de produire de l'énergie. C'est pourquoi nous nous demandons : pourquoi s'aventurer dans des entreprises aussi dangereuses ? ».

Tout en priant « pour le peuple ami japonais, affligé et éprouvé », le patriarche a lancé un appel « dans toutes les directions en vue d'une révision de la politique des Etats en faveur de l'énergie nucléaire ».

Marine Soreau