Benoît XVI à l’Angélus : chacun est appelé à travailler pour le bien

Angélus du dimanche 24 juillet

| 1129 clics

ROME, Dimanche 24 juillet 2011 (ZENIT.org) – A l’exemple du Roi Salomon, connu pour sa sagesse et la justesse de ses jugements, chacun – et particulièrement ceux qui sont appelés à gouverner – est appelé à prier Dieu pour demander un « cœur docile » et être capable de discerner entre le bien et le mal. C’est ce qu’a affirmé le pape lors de la prière de l’Angélus qu’il a récitée ce dimanche de Castel Gandolfo.

Dans son intervention, le pape s’est arrêté sur la figure du roi Salomon, fils et successeur de David.

Lorsque le Seigneur lui apparut et lui promit « de lui donner ce qu’il aurait demandé dans la prière », Salomon « ne demanda pas une longue vie, ni la richesse ni l’élimination de ses ennemis » mais il dit au Seigneur : « Donne à ton serviteur un cœur plein de jugement pour gouverner ton peuple, pour discerner entre le bien et le mal » (1 Roi 3,9). « Et le Seigneur l’exauça, si bien que Salomon devint célèbre dans le monde entier pour sa sagesse et ses jugements droits ».

En demandant un « cœur docile », a expliqué le pape, Salomon demandait « une conscience qui sait écouter, qui est sensible à la voix de la vérité, et qui est donc capable de discerner le bien du mal ».

« L’exemple de Salomon vaut pour tout homme », a insisté le pape. « Chacun de nous a une conscience pour être ‘roi’ en quelque sorte, c’est-à-dire pour exercer la grande dignité humaine d’agir selon une conscience droite en travaillant pour le bien et en évitant le mal ».

« La conscience morale présuppose la capacité d’écouter la voix de la vérité, d’être dociles à ses indications. Les personnes appelées au devoir de gouverner ont naturellement une responsabilité supplémentaire, et ont donc – comme l’enseigne Salomon – encore plus besoin de l’aide de Dieu », a-t-il ajouté.

Le pape a invité à se méfier d’une « mentalité trompeuse » qui suggère « de demander à Dieu des choses ou des traitements de faveur ». En réalité, a-t-il conclu, « la vraie qualité de notre vie et de la vie sociale dépend de la conscience droite de chacun, de la capacité de chacun et de tous de reconnaître le bien en le séparant du mal et de chercher patiemment à le mettre en œuvre ».

Marine Soreau