Benoît XVI au sommet de la FAO : un moment exceptionnel

Selon le directeur général de la FAO

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ROME, Vendredi 13 novembre 2009 (ZENIT.org) - La participation de Benoît XVI au prochain sommet mondial sur la sécurité alimentaire de la FAO (Food and agriculture organization), « revêt une importance particulière », a dit Jacques Diouf, directeur général de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture. 

Le sommet mondial sur la sécurité alimentaire, qui se tiendra au siège de la FAO à Rome, du 16 au 18 novembre prochains, verra la participation de nombreux chefs d'Etat et de gouvernement ainsi que de dirigeants d'organisations internationales. Le pape s'y rendra quant à lui dans la matinée du lundi 16 novembre. 

Dans l'édition de L'Osservatore Romano du 13 novembre, Jacques Diouf évoque la participation de Benoît XVI. « La présence de la plus haute autorité religieuse catholique confère au sommet une forte dimension spirituelle pour affronter le problème de la faim dans le monde ».  

« C'est très important, parce que la question de la faim n'est pas seulement économique ; mais aussi morale, qui exige une lutte quotidienne à conduire à tous les niveaux », souligne-t-il. « Cela demande une forte détermination politique, fondée sur une éthique qui pose le respect de l'homme et sa dignité au centre de l'action ».  

Pour Jacques Diouf, « de toutes les souffrances que le monde d'aujourd'hui connaît, la faim reste la plus tragique et la plus intolérable ». Et de citer Benoît XVI  (juin 2008) : « Il faut rappeler avec force que la faim et la malnutrition sont inacceptables dans un monde qui, en réalité, dispose de niveaux de production, de ressources et de connaissances suffisantes pour mettre fin à de tels drames et à leurs conséquences ». 

« Ces paroles démontrent, s'il en était besoin, la convergence de vues entre l'Eglise catholique et la FAO sur cette question fondamentale », affirme encore le directeur de la FAO. « L'Eglise s'est toujours donnée comme devoir de soulager la misère des plus pauvres et le mot d'ordre de la FAO est Fiat Panis, à entendre comme ‘du pain pour tous' ». 

« La participation de Benoît XVI au sommet est un moment exceptionnel qui devrait permettre, au-delà des messages politiques, de porter la lutte contre la faim dans le monde à un niveau de responsabilité collective et éthique qui transcende les intérêts nationaux et régionaux, pour réaffirmer à voix claire et forte, le droit à l'alimentation », conclut-il. « Le premier des droits de l'homme ».

Marine Soreau