Benoît XVI canonise Frère Antonio de Sainte-Anne Galvão, premier saint brésilien

En présence d’environ 1,5 million de fidèles

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ROME, Samedi 12 mai 2007 (ZENIT.org) – Une foule d’environ un million et demi de fidèles a participé vendredi matin à la messe qui a donné à l’Eglise catholique son premier saint brésilien : saint Antonio de Sainte-Anne Galvão.



« L'exemple de Frère Galvão est significatif en raison de sa disponibilité au service des personnes, à chaque fois qu'il était interpellé », a déclaré Benoît XVI au cours de son homélie.

« Il fut un conseiller réputé, le pacificateur des âmes et des familles, le dispensateur de la charité, en particulier envers les pauvres et les malades », a poursuivi Benoît XVI.

« Il était très recherché pour les confessions, car empli de zèle, de sagesse et de prudence », a-t-il ajouté.

Saint Antonio de Sainte-Anne Galvão est né à Guaratinguetá, dans l’Etat de Sao Paulo, en 1739 dans une famille catholique connue pour ses oeuvres de charité à l’égard des pauvres. Après avoir fait ses études avec les Pères de la Compagnie de Jésus, à Bahia, il est entré dans l’ordre des Frères Mineurs en 1760. Il a été ordonné prêtre en 1762 et a terminé ses études de théologie au monastère de saint François à Sao Paulo, où il a vécu pendant 60 ans, jusqu’à sa mort, le 23 décembre 1822. Outre les charges reçues au sein de son Ordre et dans le Tiers ordre franciscain, il est surtout connu comme fondateur et guide du Recolhimento de Nossa Senhora da Conceição, connu comme Mosteiro da Luz d’où sont nés neuf autres monastères. Il a été béatifié par le pape Jean-Paul II à Rome le 25 octobre 1998.

Les pastilles de frère Galvao : autant de miracles

Frère Antonio de Sainte-Anne Galvão, avait l’habitude de soigner les pauvres qui venaient à lui par des cachets de papier sur lesquels il écrivait des prières mariales.

Des guérisons de toutes sortes sont survenues ainsi par son intercession. Sa canonisation est due à la naissance du jeune Enzo, un enfant de 11 ans aujourd’hui, présent à la canonisation à Sao Paulo.
Sa maman n’arrivait pas à porter à terme ses grossesses : trois enfants avaient été perdus par avortement spontané. Puis elle vint se procurer un de ces fameux cachets de « Frei Galvao »: elle réussi à mener à bien cette quatrième grossesse. Le jeune Enzo, né prématuré cependant jouit aujourd’hui d’une très bonne santé.

A l’issue de la célébration le pape est rentré au monastère de Saint-Benoît où il est logé pendant son séjour à Sao Paulo. A son arrivée, il est de nouveau apparu à la fenêtre pour saluer les personnes présentes devant le monastère.