Benoît XVI continuera à "servir avec le même amour"

Plus de 100 000 personnes place Saint-Pierre

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 1692 clics

Benoît XVI invite à « donner le juste temps à la prière », lors de l’angélus de ce 24 février 2013, dernier angélus qu’il présidait avant la fin de son pontificat, le 28 février prochain. Surtout il affirme ne pas "abandonner l'Eglise" mais continuer à servir avec le "même amour".

Une foule immense de plus de 100 000 personnes était rassemblée pour cette rencontre, sur la place Saint-Pierre au Vatican. Le pape a médité sur l’Evangile du jour, deuxième dimanche de carême, l’évangile « particulièrement beau » de la Transfiguration.

« Jésus est transfiguré alors qu’il priait », c’est-à-dire lors « d’une expérience profonde de relation avec le Père durant une sorte de retraite spirituelle », a-t-il fait observer. 

Benoît XVI appelé à "monter sur la montagne"

A la lumière de la Transfiguration, le geste de la renonciation de Benoît XVI à son ministère prend un relief particulier : « cette Parole de Dieu, je l’entends qui m’est adressée de façon particulière, en ce moment de ma vie », a-t-il confié sur un ton personnel.

« Le Seigneur m’appelle à "monter sur la montagne", à me consacrer encore plus à la prière et à la méditation », a expliqué le pape.

Un geste qui « ne signifie pas abandonner l’Eglise », mais « continuer à la servir avec le même dévouement et le même amour avec lesquels j’ai cherché à le faire jusqu’ici, mais de façon plus adaptée à mon âge et à mes forces », a-t-il affirmé.

Donner le juste temps à la prière

Pour Benoît XVI, le récit de la Transfiguration donne « un enseignement très important » : il souligne « le primat de la prière, sans laquelle tout l’engagement de l’apostolat et de la charité se réduit à de l’activisme ».

C’est pourquoi le pape a invité à apprendre, durant le carême, à « donner le juste temps à la prière, personnelle et communautaire », prière « qui donne souffle à notre vie spirituelle ».

Mais le récit donne aussi un autre enseignement : « l’intervention de Pierre : «Maître, il est heureux que nous soyons ici» représente la tentative impossible de fixer une telle expérience mystique », a ajouté Benoît XVI.

Contrairement à la demande de Pierre, a-t-il poursuivi, « la prière n’est pas un isolement par rapport au monde et à ses contradictions, mais l’oraison remet en route, ramène à l’action ».

Les deux mouvements sont essentiels pour l’existence chrétienne : « une ascension continue du mont de la rencontre avec Dieu » pour ensuite « redescendre, en portant l’amour et la force qui en dérivent, de manière à servir nos frères et sœurs avec le même amour que Dieu ».