Benoît XVI fait l’éloge de la « charité intellectuelle » d’Antonio Rosmini

Le card. Ratzinger avait réhabilité le philosophe italien

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ROME, Dimanche 18 novembre 2007 (ZENIT.org) – Benoît XVI a fait l’éloge de la « charité intellectuelle », marquée par « la réconciliation de la raison et de la foi », d’un nouveau bienheureux, prêtre et philosophe italien, Antonio Rosmini (1797-1855), autrefois dans le collimateur du Saint-Office.



« Le vénérable serviteur de Dieu Antonio Rosmini, grande figure de prêtre et illustre homme de culture, animé d’un amour fervent pour Dieu et pour l’Eglise sera béatifié cet après-midi à Novare », soulignait le pape en italien après l’angélus de ce dimanche.

Le cardinal José Saraiva Martins, préfet de la Congrégation pour les causes des saints, a présidé, au nom du pape, la célébration eucharistique au cours de laquelle ce prêtre et philosophe italien, auteur des « de l’Eglise » a été inscrit au nombre des bienheureux.

« Il a témoigné de la vertu de la charité dans toutes ses dimensions et à un haut niveau, mais ce qui l’a rendu le plus célèbre c’est son engagement généreux pour que qu’il appelait la ‘charité intellectuelle’, c’est-à-dire la réconciliation de la raison et de la foi », a souligné le pape.

« Que son exemple, a souhaité Benoît XVI, aide l’Eglise, spécialement les communautés ecclésiales italiennes, à prendre toujours davantage conscience que, lorsqu’elles marchent ensemble, la lumière de la raison humaine et celle de la Grâce deviennent une source de bénédiction pour la personne humaine et pour la société ».

Rappelons que Antonio Rosmini était, il y a six ans encore, sous le coup d’une condamnation lancée par le Saint-Office, en 1887, contre 40 propositions tirées de ses écrits. C’est le cardinal Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui a réexaminé ses écrits pour conclure, dans une note du 1er juillet 2001, que rien n’empêchait sa béatification.

En italien, son œuvre complète éditée par Città Nuova comportera bien 80 tomes. Mais un de ses titres les plus connus a été rédigé en quelques jours, du 18 au 30 novembre 1832 : c’est un essai, publié en 1846, intitulé « Les cinq plaies de la sainte Eglise », sur les risques courus par la liberté de l’Église, et les réponses à apporter.