Benoît XVI reçoit les gendarmes du Vatican

Les mots d'ordre : « amabilité, écoute, sérénité, patience »

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 771 clics

« Amabilité, écoute, sérénité, patience » : pour Benoît XVI, le travail des gendarmes du Vatican est une fonction « délicate », « utile » et non dépourvue de grandes qualités humaines.

Benoît XVI a reçu ce soir, 11 janvier 2013, le Corps de la gendarmerie et les pompiers de l’Etat de la Cité du Vatican.

Selon un communiqué de la salle de presse du Saint-Siège, le pape souhaitait par cette rencontre manifester son encouragement et sa gratitude, suite à la récente affaire de fuites de documents réservés ("Vatileaks"), dans laquelle les gendarmes ont eu un rôle de premier plan.

Le cardinal Giuseppe Bertello, président du gouvernatorat, Mgr Giuseppe Sciacca, secrétaire, et le cardinal Secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone étaient présents ainsi que les aumôniers des gendarmes, les pères Gioele Schiavella et Sergio Pellini.

La reconnaissance du pape

Le pape a rendu hommage au service quotidien que les gendarmes rendent au Successeur de Pierre, « offrant, avec une disponibilité louable, leur action précieuse, jour et nuit, dans l’Etat de la Cité du Vatican ».

Il a exprimé « avec intensité » son « estime », son « vif encouragement » et surtout sa « profonde reconnaissance pour leur généreux travail accompli avec discrétion, compétence et efficacité, et non sans sacrifice ».

Benoît XVI, qui rencontre chaque jour les gendarmes, à l’un ou l’autre poste du Vatican, a salué leur « professionnalisme » pour « garantir la surveillance du pape » ainsi que « l’ordre et la sécurité » pour « tous ceux qui résident dans l’Etat ou qui participent aux rencontres dans le Vatican ».

Parmi ses devoirs, a-t-il rappelé, le Corps de la gendarmerie est appelé à « accueillir avec courtoisie et amabilité les pèlerins et visiteurs du Vatican, qui viennent de Rome, d’Italie et de tous les coins du monde ».

Leur mission, accomplie avec « diligence et sollicitude », est « considérable et délicate », a estimé le pape : elle demande parfois « beaucoup de patience, persévérance et disponibilité à l’écoute » mais elle est ô combien « utile pour la sérénité » de la vie quotidienne et des manifestations religieuses au Vatican.

Au service du frère

Benoît XVI les a exhortés à « voir dans tout pèlerin ou visiteur le visage d’un frère que Dieu met sur votre chemin » leur demandant d’accueillir et d’aider ce frère « de la grande famille humaine » avec « amabilité ».

Il a fait observer que leur acticité sera « plus efficace et enrichissante » si elle se déroule « dans un contexte de sérénité et d’harmonie ». Pour cela, il a lancé un appel aux plus anciens et aux responsables à « favoriser les rapports de confiance afin de soutenir et encourager tous les membres, y compris dans les moments difficiles ».

Le pape a également souhaité que leur « présence particulière au cœur de la chrétienté », suscite en chacun d’eux le désir « d’intensifier la dimension spirituelle de la vie », et « d’approfondir sa foi chrétienne », en en témoignant « courageusement, dans tous les milieux, par une vie cohérente ».

Il les a invités, à l’exemple de la Vierge Marie, à « regarder avec attention », et à « garder au cœur » les « grandes choses que Dieu accomplit chaque jour dans l’histoire ». Cette attitude, a-t-il ajouté, aidera à « reconnaître, dans la vie quotidienne, l’intervention constante de la divine Providence, qui guide tout avec sagesse et amour ».

Benoît XVI a enfin assuré de sa prière « pour que le Seigneur les soutienne dans leur profession, et qu’ils soient toujours fidèles à ses idéaux », grâce à de « principes moraux solides », avant de les confier à la protection de leurs saints patrons, l’Archange saint Michel et sainte Barbara, et de leur conférer sa bénédiction apostolique.

Dans l’affaire « Vatileaks », impliquant Paolo Gabriele, ex-majordome du pape – condamné puis gracié à Noël dernier, (cf. Zenit du 22 décembre 2012) – les gendarmes avaient été mis en cause par l’accusé pour mauvaises conditions de détention.

Ils s’étaient défendus point par point, indiquant au contraire que « les liens préexistants » avec M. Gabriele ont fait qu’une série « d’attentions particulières » lui a été accordée pour qu’il puisse « passer cette période de la façon la plus sereine possible ».

Les gendarmes ont d’ailleurs su faire preuve de compassion : « l’inculpé a demandé de pouvoir rencontrer le commandant du Corps de la gendarmerie pour une parole de réconfort » (cf. Zenit du 2 octobre 2013).