Benoît XVI rend hommage au rôle des femmes dans l’Eglise

La communion dans l’Eglise : figures de femmes

| 1362 clics

ROME, Mercredi 14 février 2007 (ZENIT.org) – Benoît XVI rend hommage au rôle des femmes dans l’Eglise et ceci dès les temps apostoliques : une présence qui n’est « absolument pas secondaire », disait-il, en soulignant que les femmes « n'abandonnèrent pas Jésus à l'heure de la Passion ».



Le pape a poursuivi ce mercredi sa catéchèse sur les débuts du christianisme en s’arrêtant aux figures de femmes de l’Eglise primitive et leur charisme.

« Au terme de notre parcours parmi les témoins des débuts du christianisme, arrêtons-nous sur quelques figures de femmes qui ont joué un rôle précieux dans l’annonce de l’Évangile », annonçait le pape.

Pour ce qui est des femmes qui ont accompagné le Christ, le pape rappelait que certaines ont eu des « fonctions de responsabilité »: « Beaucoup ont été actives dans le cadre de la mission de Jésus. En premier lieu et d’une manière unique, la Vierge Marie, mais aussi les femmes qui suivaient Jésus : Jeanne, Suzanne, Marthe et Marie, les sœurs de Lazare, et Marie-Madeleine qui tient une place particulière : premier témoin de la résurrection, elle fut appelée par saint Thomas d’Aquin ‘l’apôtre des Apôtres’ ».

Le pape citait spécialement ce commentaire : « De même qu'une femme avait annoncé au premier homme des paroles de mort, ainsi, une femme annonça en premier aux apôtres des paroles de vie » (Commentaire de l’Evangile de Jean, § 2519).

Mais Benoît XVI soulignait aussi la fidélité des femmes : « Les Evangiles nous informent que les femmes, à la différence des Douze, n'abandonnèrent pas Jésus à l'heure de la Passion ».

Benoît XVI démontait le préjugé selon lequel Paul aurait été misogyne en rappelant : « La présence féminine est importante aussi dans l’Église primitive. Saint Paul parle souvent de la femme et de son rôle dans l’Église, affirmant que tous les baptisés ont la même dignité fondamentale. Ailleurs, l’Apôtre admet que des femmes puissent prophétiser, c’est-à-dire parler dans l’assemblée sous l’inspiration de l’Esprit Saint en vue de l’édification de la communauté. Dans ses lettres, Paul nomme plusieurs femmes, comme Phébée, Marie, Tryphène, Tryphose et Persis, ‘qui se sont données de la peine dans le Seigneur’, ou comme Évodie et Syntykhé, qui ont eu un rôle important dans leur communauté ».

« L’Église rend grâce pour tous les charismes dont l’Esprit Saint a doté les femmes dans l’histoire du peuple de Dieu et pour tous les fruits de la sainteté féminine », a conclu le pape.

Enfin, aux francophones, le pape disait : « Ayez à cœur de faire fructifier votre foi et votre baptême pour le bien de toute l’Église ».