Benoît XVI révèle la clé pour connaître ce qui est bien et ce qui est mal

Rencontre avec les prêtres des diocèses de Belluno et Trévise

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ROME, Jeudi 26 juillet 2007 (ZENIT.org) – La voix des grandes valeurs est inscrite dans notre être et la grandeur de l’homme est précisément que celui-ci… possède une ouverture aux choses essentielles, la possibilité d’une écoute, a déclaré Benoît XVI.



Dans le cadre de sa rencontre, mardi dernier, avec quelque 400 prêtres des diocèses de Belluno-Feltre et Trévise, dans les Dolomites, où il est en vacances depuis le 9 juillet, le pape a répondu à la question d’un prêtre sur la formation de la conscience. Le prêtre constatait que l’on confond souvent le bien et le mal avec le fait de se sentir bien ou de se sentir mal.

Le pape a expliqué que pour connaître ce qui est bien et ce qui est mal, il faut « écouter la voix du Créateur ».

« Un monde où Dieu n’existe pas devient de toute façon un monde où règne l’arbitraire et l’égoïsme », a constaté le pape au terme de son analyse.

« Il n’y a de la lumière, de l’espérance, que si Dieu apparaît, a-t-il ajouté. Notre vie a un sens que nous ne devons pas produire nous-mêmes, mais qui nous précède, qui nous porte ».

« Prenons donc ensemble les chemins évidents, qu’aujourd’hui, même la conscience laïque peut facilement voir, et essayons de la conduire ainsi aux voix plus profondes, à la véritable voix de la conscience, qui se transmet dans la grande tradition de la prière, de la vie morale de l’Eglise ».

« Ainsi, sur un chemin d’éducation patiente, nous pouvons je crois tous apprendre à vivre et à trouver la vraie vie », a-t-il affirmé.

Dans son analyse, Benoît XVI a reconnu qu’aujourd’hui la morale et la religion « sont presque exclues de la raison », et que « l’unique et ultime critère de la moralité et également de la religion, est le sujet, la conscience subjective ».

Il a expliqué qu’en définitive c’est « le sujet, avec son sentiment, ses expériences, d’éventuels critères qu’il a trouvés », qui décide. « Mais le sujet devient ainsi une réalité isolée » et les paramètres changent de jour en jour.

« Dans la tradition chrétienne ‘conscience’ signifie con-science, c’est-à-dire que notre être est ouvert, peut écouter la voix de l’être lui-même, la voix de Dieu », a-t-il ajouté.

« Par conséquent, la voix des grandes valeurs est inscrite dans notre être et la grandeur de l’homme est précisément que celui-ci n’est pas fermé sur lui-même, qu’il n’est pas réduit aux choses matérielles, quantifiables, mais possède une ouverture intérieure aux choses essentielles, la possibilité d’une écoute ».

« Dans la profondeur de notre être nous pouvons écouter non seulement les besoins du moment, non seulement les choses matérielles, mais aussi la voix du Créateur lui-même, et ainsi connaître ce qui est bien et ce qui est mal », a précisé le pape.

« Mais naturellement, cette capacité d’écoute doit être éduquée et développée », a-t-il ajouté.

« Et ceci est précisément l’engagement de l’annonce que nous faisons en Eglise : développer cette très grande capacité donnée par Dieu à l’homme d’écouter la voix de la vérité et ainsi la voix des valeurs », a expliqué Benoît XVI.