Benoît XVI révèle le « secret » de la joie et de la paix à des jeunes détenus

Messe et rencontre du pape avec les jeunes

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ROME, Lundi 19 mars 2007 (ZENIT.org) – Le pape Benoît XVI révèle le « secret » de la joie et de la paix à des jeunes détenus.



Benoît XVI s’est rendu hier dimanche à la maison de détention pour les mineurs à Rome, dans le quartier de Casal del Marmo, comme l’avait fait autrefois Jean-Paul II (cf. Zenit du 6 février 2007). Le défunt cardinal Agostino Casaroli, secrétaire d’Etat, avait pris particulièrement soin des jeunes de ce centre.

Le pape a célébré la messe avec les jeunes et les agents de la police pénitentiaire, et il les a ensuite rencontrés dans le centre sportif. Il a été accueilli par la directrice, Mme Maria Laura Grifoni, par le commandant Francesco D’Ortenzi, et par un jeune détenu, qui lui ont souhaité une bonne fête de saint Joseph.

« Chers jeunes gens et jeunes filles, disait le pape, c’est aujourd’hui pour vous une journée de fête, comme on l’a dit : le pape est venu vous rendre visite, en présence du Ministre de la Justice, de différentes autorités, du cardinal vicaire, de l’évêque auxiliaire, de votre aumônier, de tant d’autres personnalités et d’amis. Une journée de joie donc. La liturgie de ce dimanche commence elle-même par une invitation à être dans la joie, et le premier mot par lequel commence la messe est : « Réjouis-toi ! ». Mais comment peut-on être heureux alors que l’on souffre, lorsqu’on est privé de la liberté, et que l’on se sent abandonné ? ».

Benoît XVI répondait en revenant aux textes de la messe : « Au cours de la messe, nous avons rappelé que Dieu nous aime : voilà la source de la vraie joie. Même lorsque l’on a tout ce que l’on désire, on est parfois malheureux. On peut au contraire être privé de tout, et même de la liberté, ou de la santé, et être dans la paix et dans la joie, si dans notre cœur il y a Dieu. C’est donc là que réside le secret : il faut que Dieu occupe toujours la première place dans notre vie. Et le vrai visage de Dieu c’est Jésus qui nous l’a révélé. Chers amis, avant de nous quitter, je vous assure de tout cœur que je continuerai à me souvenir de vous devant le Seigneur. Vous serez toujours présents dans mes prières ».

Dans son allocution, Mme Grifoni avait souligné comment le seul fait de se préparer à la venue de Benoît XVI avait fait entrer la « lumière » dans l’institut, chacun y mettant du sien.

« Je voudrais avant tout vous dire merci de votre joie et merci de cette préparation, disait le pape. C’est une très grande joie pour moi, de vous avoir donné un peu de lumière par ma visite. C’est ainsi que notre rencontre se conclut, que se conclut ma visite, brève mais intense. Comme vous l’avez rappelé, c’est mon premier contact avec le monde des prisons depuis que je suis pape. J’ai écouté avec attention les paroles de la directrice, du commandant, et de l’un de vos représentants, et je vous remercie des sentiments cordiaux que vous m’avez manifestés, ainsi que des vœux que vous m’avez adressés pour ma fête ».

« J’ai senti, en outre, encore vivant au milieu de vous, le souvenir du cardinal Casaroli, appelé familièrement père Agostino. Il m’a parlé à différentes reprises de ses expériences et il se sentait très ami, très proche de tous les jeunes présents dans cette prison ».

« Chers jeunes gens et jeunes filles, vous venez de nations différentes : j’aimerais rester plus longtemps avec vous, hélas le temps est limité. Peut-être trouverons nous une autre fois une journée plus longue. Sachez cependant que le pape vous aime et vous suit avec affection ».

Pensant aux autres prisons, le pape ajoutait : « Je désire aussi saisir cette occasion pour étendre ma salutation à tous ceux qui sont en prison et à ceux qui, de différentes façons, travaillent en milieu carcéral ».

« Je vous présente à l’avance mes voeux pour la prochaine fête de Pâques et je vous bénis tous. Que le Seigneur vous accompagne toujours de sa Grâce et qu’il vous guide dans votre vie à venir ».