Benoît XVI salue ceux qui honorent la miséricorde divine

Salutations après le Regina Caeli

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ROME, Dimanche 11 avril 2010 (ZENIT.org) - Benoît XVI a salué tous ceux qui honorent la miséricorde divine dans le monde entier, en ce dimanche de la Miséricorde institué par Jean-Paul II, en réponse aux demandes du Christ dans les révélations privées à Sainte Faustine Kowalsaka qu'il a canonisée le 30 avril 2000 : elle a été la première sainte de l'An 2000.

Pour Jean-Paul II en effet son héritage spirituel pour le IIIe millénaire c'est « la miséricorde divine ».

Benoît XVI a dit, en polonais, s'unir « avec les pèlerins rassemblés au sanctuaire de Lagiewniki et avec tous les dévots de la Miséricorde de Dieu dans le monde entier ». Un sanctuaire inauguré par Jean-Paul II et où repose sainte Faustine.

Le pape a salué également en italien les pèlerins venus au sanctuaire romain de l'église du Saint-Esprit, à deux pas de la Place Saint-Pierre.

Le pape leur a donné sa bénédiction « de tout cœur », en particulier aux « animateurs du centre spirituel Santo Spirito in Sassia », en leur souhaitant que « l'image de Jésus miséricordieux resplendisse » à la fois « en eux » et « dans leur vie ».

Le Christ a demandé à sainte Faustine, le 22 février 1931, à Vilnius de peindre cette image : la première icône est exposée à Vilnius dans un sanctuaire qui lui est spécialement dédié. Le Christ y a les yeux baissés : « c'est ainsi que je vous regardais sur la croix », a expliqué le Christ à Faustine Kowalska.

Des copies ont ensuite été réalisées et honorées en Pologne et diffusées dans le monde entier.

Le cardinal Ratzinger lui-même a évoqué cet héritage de Jean-Paul II dans son homélie pour les funérailles du pape polonais le 8 avril 2005 : « ll a interprété pour nous le mystère pascal comme mystère de la Divine miséricorde. Il écrit dans son dernier livre la limite imposée au mal «est en définitive la Divine miséricorde» (Mémoire et identité, p. 71) ».

Lors de la canonisation de sœur Faustine, le pape Jean-Paul II a achevé son homélie par cette prière : « Et toi, Faustyna, don de Dieu à notre temps, don de la terre de Pologne à toute l'Eglise, obtiens-nous de percevoir la profondeur de la miséricorde divine, aide-nous à en faire l'expérience vivante et à en témoigner à nos frères. Que ton message de lumière et d'espérance se diffuse dans le monde entier, pousse les pécheurs à la conversion, dissipe les rivalités et les haines, incite les hommes et les nations à la pratique de la fraternité. Aujourd'hui, en tournant le regard avec toi vers le visage du Christ ressuscité, nous faisons nôtre ta prière d'abandon confiant et nous disons avec une ferme espérance : Jésus, j'ai confiance en Toi ! »

Anita S. Bourdin