Benoît XVI sous le soleil du Mexique

Un accueil très joyeux

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Anita Bourdin

ROME, vendredi 23 mars 2012 (ZENIT.org) – Le pape Benoît XVI, qui aura 85 ans en avril, est arrivé sous le soleil du Mexique un peu avant 17 h 30 (23 h 30, heure de Rome) après quelque 14 heures de vol sur un Boeing 777 de l’Alitalia. S’appuyant sur une canne au départ de Rome, le pape a descendu de l’avion sans aide. Il a été accueilli avec affection et enthousiasme.

Le président fédéral Felipe Calderon et son épouse Margarita Zavala, étaient présents à l'aéroport, ainsi qu'un groupe d’enfants, sous les ovations d’une foule nombreuse. Le pape visite un pays de 108 millions d’habitants, avec 92 % catholiques.

Après les hymnes mexicain et pontifical, le président Calderon souhaité la bienvenue au pape très chaleureusement, sans cacher les défis douloureux que le pays doit affronter, et le pape a répondu par un discours dont nous publions la traduction intégrale du Saint-Siège en français ci-dessous dans les « documents ».

Après les deux discours, un groupe de danseurs vêtus de blanc, de vert et de rouge ont dansé au son des instruments et d’un chant traditionnel, offrant au pape et aux milliers de personnes présentes un spectacle particulièrement joyeux.

Les chants et les instruments ont continué de leur concert - trompette, guitares, et des « Viva Mexico ! » - tandis que le pape saluait la foule : un jeune en fauteuil, des enfants, en costumes traditionnels, faisant le signe de la croix sur leur front et serrant les mains, accompagné du président et de son épouse.

Un jeune handicapé s’est jeté dans les bras du pape qui l’a serré sur son cœur. Le pape a aussi serré sur son cœur deux jeunes filles aveugles. Sur le passage du pape les garçons retiraient leurs casquettes blanches et prenaient leurs téléphones portables pour saisir ce moment unique.

Le pape et le président ont ensuite eu environ 12 minutes d’entretien privé dans une structure spécialement installée sur le tarmac.

Puis le pape est monté à bord de sa voiture panoramique pour franchir les quelque 34 km jusqu’au Collège de La Vierge de Miraflores de la ville de Leon, un grand complexe scolaire des Sœurs  Servantes de l’Eucharistie et de la Mère de Dieu.

Tout au long du chemin, la foule acclamait le pape, agitant drapeaux blancs et jaunes, et les plus jeunes tentaient à bicyclette de rester à ma hauteur du cortège papal sur des voies parallèles. Partout, on scandait le nom de « Be-ne-dicto ». Le pape devait dîner et passer la nuit à Miraflores.

Samedi 24 mars, le pape célébrera la messe en privé  à 8 h du matin. Il déjeunera à Miraflores. Il se rendra en fin d’après midi à la Casa del Conde Rul de Guanajuato, à 64 km du collège : le maire remettra au pape les clefs de la ville. Puis Benoît XVI rencontrera le président fédéral, avant de rencontrer des milliers d’enfants. Il rentrera ensuite à Miraflores pour y dîner et s’y reposer.

Sur l’avion, Benoît XVI a tenu la traditionnelle conférence de presse, à 11 h,  en présence de 72 représentants de la presse internationale, et du directeur de la salle de presse du Saint-Siège, le P. Federico Lombardi. Nous publierons demain le texte intégral.

Le pape a abordé les questions de la violence, du trafic de drogue, du rôle de l’Eglise sur le continent, la crise et le fossé entre riches et pauvres, les questions sociales, les droits de l’homme à Cuba, la nouvelle évangélisation.