Brésil : Garantir à tous l'accès aux soins de santé

49e Campagne de fraternité, message de Benoît XVI

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ROME, jeudi 23 février 2012 (ZENIT.org) – Benoît XVI demande que soit garanti à tous  « le droit aux soins nécessaires à leur santé ».

Le pape a en effet adressé un message au cardinal Raymundo Damasceno Assis, président de la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB) et archevêque d’Aparecida, à l’occasion du lancement de la 49e « Campagne de fraternité » pour le carême.

« Fraternité et santé publique » est le thème de la campagne de cette année, ouverte officiellement,  mercredi 22 février, premier jour de Carême, par le secrétaire général de la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB), Mgr Leonardo Ulrich Steiner, avec ce  mot d’ordre tiré du livre de l’Ecclésiaste: « Que la santé se répande sur terre ».

« Ce thème biblique rappelle que la santé va au-delà du bien-être physique », rappelle le pape dans son message. Et  l'Eglise brésilienne, par cette initiative, explique-t-il, entend « susciter une plus grande fraternité et un meilleur esprit communautaire face aux besoins des malades ».

Mobiliser toutes les communautés catholiques autour d’une question qui implique toute la société : c’est en effet l’objectif de cet événement qui occupe, chaque année,  une grande place dans l’agenda des activités de l’Eglise au Brésil.

Les espoirs de la campagne de cette année : que tous les secteurs de la société se sentent concernés et cherchent des solutions  qui puissent « garantir à tous le droit aux soins nécessaires à leur santé ».

«  Puisse cette campagne susciter chez les fidèles et les personnes de bonne volonté une solidarité de plus en plus profonde envers les malades, qui souffrent souvent solitaires et abandonnés », souhaite le pape dans son message.

Benoit XVI rappelle que Jésus s'est identifié à eux en disant « J'étais malade et vous m'avez soigné », invitant fidèles et malades à « un geste d’amour ». 

« Aidez les malades à découvrir que si leur maladie est une épreuve elle peut être, en union avec le Christ...une participation au mystère de sa souffrance pour le salut du monde », demande-t-il en particulier aux fidèles, ajoutant à l’intention de tous : «  Puissions nous tous offrir nos souffrances à Dieu par l'intermédiaire du Christ, afin de collaborer à la victoire du bien sur le mal et que Dieu récompense notre geste d'amour ».

De fait les mots « santé » et « salut », explique le pape, ont une origine latine commune et, dans l'Evangile, « on voit l'action du Sauveur dans l'humanité s'accompagner de nombreuses guérisons ».

« A quoi bon pour l’homme d’avoir conquis le monde s’il a perdu son âme », interroge-t-il, à ce propos, avant de rappeler l’enseignement de Jésus  dans l’épisode de la guérison du paralytique, montrant que : «  la guérison parfaite réside dans le pardon des péchés » et que « la santé par excellence est celle de l'âme ».

En conclusion, le pape demande à Notre Dame d’Aparecida d’intercéder pour les malades auprès de Dieu,  afin qu’Il  leur donne « la force d'accomplir leurs devoirs personnels, familiaux et sociaux, en étant source de salut et de progrès pour tout le Brésil ».

Au Brésil, La campagne de Fraternité est depuis 1963 une grande activité d'évangélisation pendant le temps du Carême.

Le programme base de cette année est divisé en trois parties : Fraternité et santé publique ; que la santé se répande sur terre ; des indications qui aident à transformer le monde de la santé.

Parmi les objectifs visés : expliquer le concept de bien-être, sensibiliser à des comportements sains ; montrer l’importance d’une pastorale sanitaire organisée dans les communautés ; la créer là où celle-ci n’existe pas ; la renforcer là où elle se révèle faible et la rendre plus dynamique là où elle existe déjà.

Isabelle Cousturié