Brésil : La communication est plus qu’une question de média

La cyberculture au cœur du séminaire de formation des évêques

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ROME, Lundi 18 juillet 2011 (ZENIT.org) – « Processus et média : une introduction au phénomène de la communication », « évolution des modèles de la communication et construction des sens », sont quelques uns des sujets abordés la semaine dernière lors du premier séminaire de formation destiné aux évêques du Brésil (SECOBB), en cours à Rio de Janeiro.

Selon un compte-rendu du portail de l’archidiocèse de Rio de Janeiro, l’un des points soulignés lors des assises est que la communication est, avant tout un processus social, expliquant aux évêques qu’il est important de comprendre la société dans laquelle on vit, car parler de communication sans situer l’individu au niveau historique, ne sert à rien.

« Communiquer est désormais une forme de survie », a dit le conférencier Mauro Wilton.
Pour le professeur Elson Faxina, « aujourd’hui la communication est beaucoup plus qu’une question de média. Elle est 'culture'. Les médias sont maintenant une forte institution. Le moment est venu de pluraliser les images ».

Les approches ont révélé que la société fait face à un nouveau paradigme, le cyberespace, où il n’est plus question de verticalisation de celui qui émet, car chaque personne qui reçoit est aussi celui qui émet ».

Selon les conférenciers, cette nouvelle réalité sociale exige une nécessité de connexion avec le virtuel pour que l’on puisse être en contact avec les personnes.

Autres points soulignés durant le séminaire : l’impact des téléphones portables sur la communication, et les nouvelles manières d’être ensemble, de former une communauté, que représentent les réseaux sociaux.

Les évêques se sont également penchés sur la « cyber culture, réseaux sociaux et crime sur Internet », aidés dans leur réflexion par la représentante de la police civile, Helen Sardenberg, qui leur a illustré les pratiques de crime sur Internet les plus courantes, qui sont, selon elle, des crimes contre l'honneur : calomnie, diffamation et injure. La prévention des crimes, a-t-elle ajouté, est une responsabilité de tous : parents, éducateurs, initiative privée et pouvoir public.

Après la séance deprésentation, les évêques se sont scindés en groupes pour réfléchir à comment pouvoir transmettre aux prêtres et aux laïcs l’importance d’analyser les valeurs et l’éthique de la cyberculture et des réseaux sociaux.