Brésil: "La guerre constitue toujours la pire voie pour résoudre les conflits"

Intervention du cardinal Cláudio Hummes (São Paulo)

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CITE DU VATICAN, Lundi 8 octobre 2001 (ZENIT.org) - "La guerre constitue toujours la pire voie pour résoudre les conflits", affirme le cardinal Cláudio Hummes, OFM, archevêque de São Paulo, au Brésil, dans une intervention (du 2 octobre) où il précise que "le devoir fondamental de l’Evêque consiste à devenir le promoteur du dialogue et de la paix". Reprenant la phrase célèbre de Paul VI: "le dialogue est le nouveau nom de la charité", il conclut: "Peut-être, de nos jours, est-il aussi le nouveau nom de l’espérance".



"Aujourd’hui, dans un monde globalisé et pluraliste, le dialogue est devenu indispensable, souligne d´emblée l´archevêque brésilien. Cela est surtout vrai dans une période caractérisée par des conflits et des craintes généralisés, comme c’est le cas de nos jours après l’attentat terroriste du 11 septembre, aux Etats-Unis".

Il affirme que "la guerre n’engendre que mort, destruction, douleur et régression", c´est pourquoi il invite à un dialogue profond. "Le dialogue et les négociations sont importants pour éviter la guerre et construire la paix dans le monde entier, explique l´archevêque. La guerre constitue toujours la pire voie pour résoudre les conflits. Même si l’autodéfense est légitime, voire nécessaire pour les individus, les groupes et les peuples, elle doit toutefois éviter de se transformer en une guerre et devenir un prétexte pour justifier le recours à la violence contre des innocents. La guerre n’engendre que mort, destruction, douleur et régression".

C´est une urgence entre les religions. "En particulier, dans le domaine religieux, le dialogue est devenu une condition d’autant plus inaliénable qu’aujourd’hui la diversité des religions dans le monde rend plus difficile un travail commun, qui serait nécessaire pour l’instauration de la paix mondiale et la promotion des droits de l’homme un peu partout", explique encore le cardinal Hummès. Il préconise un dialogue "acharné". "Le dialogue doit être poursuivi avec acharnement aussi bien dans le dialogue oecuménique qu’interreligieux, et dans la période historique actuelle surtout avec la religion musulmane".

Pour ce qui est de la société, même effort à soutenir: "Aujourd’hui plus que jamais, l’Eglise doit surtout dialoguer avec la société post-moderne, urbaine et pluraliste, ainsi qu’avec tous les secteurs dont elle est formée, tels que la culture, la science, la technique, l’économie, le marché, le monde financier, la politique et les moyens de communication, et ce, spécialement à travers ses membres laïcs".

D´où la tâche de l´évêque, selon le cardinal de Sao Paulo: "L’Evêque doit être le promoteur de ce dialogue dans son diocèse, à tous les niveaux. Il doit bien évidemment l’encourager aussi à l’intérieur de l’Eglise, avant tout avec ses prêtres et ses communautés. Le devoir fondamental de l’Evêque consiste justement à devenir le promoteur du dialogue et de la paix. Paul VI a affirmé que le dialogue est le nouveau nom de la charité. Peut-être, de nos jours, est-il aussi le nouveau nom de l’espérance".