Brésil : La paroisse a besoin d’une « conversion missionnaire »

Commentaire de l’archevêque de Sao Paulo

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ROME, Lundi 15 novembre 2010 (ZENIT.org) - Organisations et structures pastorales ont besoin d'« une conversion missionnaire », souligne le cardinal Odilo Scherer, archevêque de Sao Paulo (Brésil) dans un article publié sur la revue de son archidiocèse « O São Paulo ».

Dans celui-ci, le cardinal Scherer insiste en particulier sur la conversion de la paroisse qui, écrit-il, doit devenir « plus communauté de communauté, groupes, associations, mouvements et organisations de disciples missionnaires, qui vivent et s'expriment en elle ».

Le prélat souligne aussi la nécessité de présenter, au niveau théologique et pastoral, une nouvelle conscience de la réalité de la paroisse, en allant au-delà d'une vision uniquement bureaucratique ou juridique.

« Celle-ci est le visage le plus visible et concret du Mystère de l'Église, ‘sacrement de salut' dans le monde ; elle est une communauté de baptisés, réunis au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, vivant la foi, l'espérance et la charité ».

Dans la paroisse, a-t-il rappelé, c'est l'Eglise tout entière qui s'exprime et réalise la mission reçue du Christ : « Annoncer et accueillir la Parole de Dieu ; témoigner de la nouvelle vie reçue dans le baptême, recherchant et exprimant la sainteté de la vie ; organiser et réaliser la charité pastorale, au nom de Jésus, Bon Pasteur, et sur son exemple ».

La paroisse, a-t-il ajouté est « l'icône visible de ce que l'Eglise de Jésus Christ est dans sa totalité », mais, de toute évidence, aucune paroisse ne se suffit à elle-même ou réalise seule sa mission, elle le fait dans la communion de l'Église particulière (le diocèse) et dans la communion universelle de l'Église ».

Quoiqu'il en soit, conclut le cardinal Scherer, la paroisse « est l'Eglise ‘à la base' ; si la vie et la mission de l'Eglise s'y réalisent, elles se réalisent aussi dans les grandes communautés ecclésiales ; dans le cas contraire, l'Eglise court le risque de ‘tourner à vide' et de se réduire à une série d'institutions, sans arriver au peuple et aux personnes concrètes ».

Alexandre Ribeiro