Brésil: parler aux tout-petits dès leur conception

Pour leur croissance physique et spirituelle

Rome, (Zenit.org) Rachel Abdalla | 1310 clics

Parler aux tout petits dès leur conception est un exercice bénéfique pour leur apprendre à avoir foi, à attendre de voir ce qui  n’est pas encore visible à leurs yeux, mais qu’ils peuvent déjà sentir à travers le cœur, souligne Rachel Abdalla, la fondatrice et présidente de l’Association catholique brésilienne « les petits enfants du Seigneur ».

Pour la coordinatrice des catéchèses destinées à la famille, en dans la paroisse Nossa Senhora dos Dores à Campinas, près de São Paulo,  pour grandir dans la foi, il est très important de marcher aux côtés de Jésus dès tout petits. Dans sa réflexion pour les lecteurs de Zenit, elle explique l’importance de cet exercice, pratiqué au quotidien :

Apprendre aux enfants les valeurs chrétiennes, à avoir foi en la personne de Jésus-Christ, demande un travail quotidien qui passe par l’exemple  de leurs parents et éducateurs.

Les sept premières années de la vie constituent en effet une phase fondamentale de l’existence humaine. Cette période est considérée comme la plus importante pour la formation du caractère, de la personnalité, de l’affectivité et des valeurs. C’est un moment où la formation psychologique de l’enfant se développe et où toutes les expériences vécues sont assimilées et lui serviront de base de conduite pour le restant de sa vie.

Mais comment réaliser ce parcours quand l’enfant se trouve encore dans le ventre de sa mère ?

Tout commence au moment de sa conception! L’enfant se forme à l’intérieur de sa mère ; où plutôt  au plus profond de son être, là où réside le bien Divin de l’amour, qui génère cette nouvelle vie.

A ce stade de la formation, la mère est responsable du développement physique de son enfant, en l’alimentant correctement afin qu’il soit nourri ; mais elle est aussi responsable de sa bonne « nutrition» au plan émotionnel et spirituel, qui commence à ce moment-là.

La foi est quelque chose qui transcende l’entendement mais que l’être humain peut sentir et vivre dès sa conception, à partir du moment où la créature est un fruit du Créateur, qu’elle parle et comprend donc la même langue.

Ceci est la raison pour laquelle, il faut faire en sorte que, tous les jours, l’enfant écoute la voix de sa mère et sa dévotion à Dieu, afin que lui aussi devienne un dévot du Seigneur.

La mère doit converser avec son enfant, elle doit lui raconter tout ce qu’elle voit, avec les yeux et avec le cœur, de toutes les merveilles réalisées par le Créateur!

Tenter de lui expliquer la couleur du ciel, comment est faite la nature et comment sont faits les arcs-en-ciel ; lui parler des petits oiseaux qui volent, de la variété des poissons dans la mer et de la beauté des animaux.

Lui parler aussi de la sensation du froid et du chaud ; de la pluie qui tombe du ciel et des nuages qui l’ont formée …

Mais, principalement, parler de l’amour qui est « nourriture » pour son enfant et de ce qui l’attend.

De cette manière-là l’enfant connaitra le monde à travers  ce que lui raconte sa mère, à travers les émotions que celle-ci lui transmet en décrivant tout cela.

Cette expérience existera toujours, et elle permettra à l’enfant, dans sa vie, de croire en ce qu’il ne peut pas voir mais qui, en effet, existe, car il aura appris à avoir foi, à attendre pour voir ce qui  n’est pas encore visible à ses yeux, mais qu’il peut déjà sentir avec le cœur.

Cet exercice doit se faire aussi après la naissance. De cette manière-là, le lien entre la mère, le fils et Dieu n’en sera sûrement que plus renforcé.

Traduction d’Océane Le Gall

Site: www.pequeninosdosenhor.org