C’est notre orgueil qui empêche Jésus de nous guérir, déclare Benoît XVI

Angélus : Le pape commente la guérison de l’aveugle de naissance

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ROME, Dimanche 2 mars 2008 (ZENIT.org) - C'est notre orgueil qui empêche Jésus de nous guérir, a affirmé Benoît XVI ce dimanche, avant la prière de l'Angélus.

« Confessons nos cécités, nos myopies, et surtout, ce que la Bible appelle le ‘grand péché' : l'orgueil », a exhorté le pape depuis la fenêtre de son bureau, aux fidèles rassemblés place Saint-Pierre sous un magnifique soleil de printemps.

Le pape a commenté l'Evangile de ce dimanche : la guérison de l'aveugle de naissance.

« Conformément à la mentalité commune de l'époque, les disciples partent du principe que sa cécité est la conséquence d'un péché commis par lui ou par ses parents, explique Benoît XVI. Jésus écarte en revanche ce préjugé et affirme : ‘Ni lui, ni ses parents. Mais l'action de Dieu devait se manifester en lui' ».

« Quel réconfort nous offrent ces paroles ! s'est exclamé le pape. Elles nous font entendre la voix vivante de Dieu, qui est Amour prévoyant et sage ! Face à l'homme limité et marqué par la souffrance, Jésus ne pense pas à d'éventuelles fautes, mais à la volonté de Dieu qui a créé l'homme pour la vie ».

« Mais cette guérison suscite une discussion animée parce que Jésus la réalise un samedi, violant, selon les pharisiens, le précepte festif. Ainsi, à la fin du récit, Jésus et l'aveugle se retrouvent tous deux ‘expulsés' par les pharisiens ; l'un parce qu'il a transgressé la loi et l'autre parce que, malgré sa guérison, il reste marqué comme pécheur depuis sa naissance », a expliqué le pape.

« Jésus, a-t-il ajouté, révèle à l'aveugle guéri qu'il est venu dans le monde pour réaliser un jugement, pour séparer les aveugles que l'on peut guérir de ceux qui ne se laissent pas guérir, car ils sont persuadés être sains ».

« L'homme possède effectivement la forte tentation de se construire un système de sécurité idéologique : la religion elle-même peut devenir un élément de ce système, comme l'athéisme ou le laïcisme, mais de cette manière on reste aveuglé par son égoïsme », a-t-il poursuivi.

« Chers frères, a exhorté le pape, laissons-nous guérir par Jésus, qui peut et veut nous donner la lumière de Dieu ! »

Jesús Colina