C8: l'Institut pour les oeuvres de religion, au service de l'Eglise

Travail des cardinaux avec le pape et le secrétaire d'Etat

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian, Anita Bourdin | 538 clics

Les huit cardinaux choisis par le pape François pour le conseiller dans le gouvernement de l’Eglise approfondissent la mission de l’Institut pour les œuvres de religion (IOR), l'institut financier du Vatican, « dans la perspective du service religieux et pastoral de l’Eglise », indique le père Lombardi.

Le « C8 » – et non plus « G8 », depuis que le Groupe a le statut de ‘Conseil de cardinaux’ – est en effet réuni pour la troisième fois au Vatican, du 17 au 19 février (cf. Zenit du 17 février 2014).

Le P. Federico Lombardi, S.J., directeur de la salle de presse du Saint-Siège, a rencontré une nouvelle fois la presse en fin de matinée à propos de cette seconde journée de travail, ce 18 février 2014.

Comme la veille, les cardinaux ont participé à la messe présidée par le pape à Sainte-Marthe. La première réunion de la journée a commencé à 9h30 avec le pape et son Secrétaire d’Etat Mgr Pietro Parolin, de façon "active" a précisé le porte-parole du Saint-Siège.

Il a rappelé en répondant à une question de la presse sur la présence constante et active du Secrétaire d'Etat, que le pape a lui-même envisagé la possibilité, lors de l'institution du Conseil, de son élargissement à de nouveaux membres.

Après l’audition de la « Commission pontificale référente sur l’organisation de la structure économique et administrative du Saint-Siège », hier, en présence de son président, M. Joseph F.X. Zahra (Malte), et du secrétaire, Mgr Lucio Vallejo Balda y Jochen Messemer (réviseur international de la préfecture pour les Affaires économiques), les cardinaux ont poursuivi leurs travaux sur la réforme des finances, avec l’audition de la Commission référente pour l’IOR.

Le cardinal Raffaele Farina, président de la Commission, le cardinal Jean-Louis Tauran, membre, Mgr Juan Ignacio Arrieta, coordinateur, Mgr Peter B. Wells, secrétaire, ainsi que Mgr Alfred Xuereb, délégué du pape pour la Commission, depuis le 28 novembre 2013, ont participé à l’audition. Mme Mary Ann Glendon, n'a pas pu y participer, n'étant pas à Rome.

Le P. Lombardi précise que les intervenants ont fait une présentation "très vaste et organisée" de l’IOR, détaillant "les problèmes passés et leurs causes, la situation actuelle et les orientations possibles".

Les échanges ont mis l’accent sur « l’approfondissement de la mission de l’Institut dans la perspective du service religieux et pastoral de l’Eglise ».

Bien qu'« aucune décision n’ait été prise », les cardinaux ont apprécié la présentation de la Commission et ont posé des questions pour approfondir, précise le P. Lombardi.

La Commission référente pour l'IOR a été créée par le pape François le 26 juin dernier, afin de mieux "connaître la position juridique et les activités de l'IOR" et parvenir à une "meilleure harmonisation avec la mission de l'Eglise universelle et du Siège apostolique".

Dans ce sens, a précisé le P. Lombardi, il ne s'agit pas d'un organisme de "contrôle" de l'IOR, mais d'un instrument d'étude qui doit présenter un rapport au pape en vue des réformes à réaliser.

Quant à la Commission cardinalice de vigilance sur l'IOR, dont les nouveaux membres ont été nommés récemment, elle n'a pas encore élu son président. Elle est composée des cardinaux Christoph Schönborn (Vienne), Thomas Christopher Collins (Toronto), Jean-Louis Tauran (Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, Français), Santos Abril y Castelló (basilique Sainte-Marie-Majeure, Espagnol), et le cardinal nommé Pietro Parolín (Secrétaire d'Etat, Italien).

Le travail s’est poursuivi dans l’après-midi de ce mardi, avec des représentants des deux Commissions référentes pour les questions administratives et financières, pour approfondir certains points, résoudre des doutes.