Cameroun : brillez par la charité, exhorte le card. Filoni

Centenaire de l'évangélisation de l'archidiocèse de Bamenda

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 306 clics

Le cardinal Fernando Filoni, préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, était en visite pastorale au Cameroun, du 27 mai au 2 juin 2014, pour la clôture des célébrations du centenaire de l’évangélisation de l’archidiocèse de Bamenda, à l'ouest du pays. Il appelle notamment les prêtres à « briller par la charité pastorale » et à « se mettre au service des autres ».

Selon l'agence vaticane Fides, au cours de ce voyage il s'est également rendu en Guinée équatoriale les 30 et 31 mai pour la clôture du mois marial, avec tous les évêques et les prêtres de Guinée en présence du Président de la République.

Le 28 mai, le cardinal s'est rendu à Bamenda, pour bénir un monument commémorant le centenaire de l’évangélisation. Il a également rencontré les évêques, qu'il a encouragés en soulignant « le dynamisme, la vitalité, l’engagement et la croissance de l’Église au Cameroun ».

« Malgré les moyens limités à sa disposition et souvent dans des conditions difficiles, l’Église catholique contribue de manière notable à alléger la souffrance des personnes affligées par la pauvreté, l’insécurité et d’autres souffrances sociales », a-t-il fait observer.

Le cardinal a mis en relief les priorités pastorales à affronter « avec courage et lucidité » : « la relance de l’évangélisation ad gentes, la pastorale de la famille, la formation permanente du clergé et des laïcs, les problèmes liés à la prolifération des sectes et, le tribalisme croissant qui affecte actuellement les diocèses, polluant l’atmosphère de communion ».

Le lendemain, 29 mai, pour la solennité de l’Ascension, il a présidé une messe au cours de laquelle il a ordonné 7 diacres et 9 prêtres. Apportant le salut et la bénédiction du pape François aux participants, il s'est réjoui : « Ces ordinations rappellent la mission confiée à l’Église par le Seigneur ressuscité et confiée à tout chrétien, celle d’être évangélisateur ! Il est beau de penser que cette évangélisation a été réalisée ici voici 100 ans et qu’aujourd’hui, l’Église y est si bien établie ! ».

Le cardinal a rappelé que tous les chrétiens ont reçu le don de la foi pour le « porter et le communiquer aux autres » : « le chrétien ne vit pas pour lui-même mais pour les autres, par la charité, l’aide au prochain nécessiteux mais d’abord et avant tout, dans le domaine de la foi par son témoignage ».

Dans l’après-midi, le cardinal a rencontré les prêtres, rendant hommage à leur action « dans des contextes souvent très exigeants » : « Loin de vous paralyser, faites en sorte que ces situations difficiles rallument en vous le feu et le zèle missionnaire pour continuer à annoncer avec audace l’Évangile ».

Il leur a recommandé de vivre « dans la joie d’être prêtres ». Une recommandation qu'il a également faite aux quelque 120 séminaristes du séminaire de Nkolbisson-Yaoundé, capitale du Cameroun, où il s’est rendu dans l’après-midi du 27 mai : « devenez des prêtres, des témoins joyeux de l’Évangile ».

Le cardinal les a appelés à « une identification constante au Christ à tous les niveaux : humain, intellectuel, spirituel et pastoral ». Identification qui se réalise « grâce à la prière, et se nourrit des sacrements ».

Il les a ainsi exhortés : « Travaillez, chers jeunes frères, à l’intégration harmonieuse de toutes ces dimensions humaine, spirituelle et intellectuelle. Ce sont elles qui vous aideront à briller par la charité pastorale et ainsi à vous mettre au service des autres ».

Il s'agit de « ne pas se contenter de la médiocrité » mais au contraire de « rechercher les exemples de vie de prêtres dont la sainteté, l’amour du Christ et des autres sont irréprochables et édifiants ».

Le cardinal Filoni a conclu sa visite au Cameroun le 1er juin, en rencontrant les séminaristes et les formateurs du séminaire Marie Reine des Apôtres à Otélé. Il les a appelés à « se mettre à l’école de Jésus », car « sans la logique de la sainteté, le ministère n’est qu’une simple fonction sociale ».