Cameroun : une marche pour dire non à l’avortement et à l’homosexualité

| 3420 clics

ROME, Mercredi 15 Juillet 2009 (ZENIT.org) - Près de 20.000 personnes ont participé à une Marche pour la vie organisée le 11 juillet dernier par l'Eglise du Cameroun pour dire non à l'avortement et à l'homosexualité, a rapporté L'Osservatore Romano dans son édition du 14 juillet.

Le cardinal Christian Wiyghan Tumi, archevêque de Douala, a guidé cette marche dans les rues de Yaoundé, qui s'est terminée par la célébration eucharistique.

Une marche organisée alors que les évêques du Cameroun ont récemment dénoncé l'approbation de la part du parlement camerounais de la loi qui autorise le Président, Paul Biya, à ratifier le « Protocole de Maputo » qui permettrait de légaliser l'avortement et l'homosexualité - actuellement interdits - au Cameroun.

Après cette Marche, une délégation conduite par le cardinal Tumi a remis une pétition de près de 30.000 signatures au gouverneur de la région qui devait la remettre au président de la République.

A l'issue de leur dernière assemblée plénière, qui s'était déroulée du 22 au 27 juin dernier près de Yaoundé, les évêques du Cameroun s'était insurgés contre l'article 14 du Protocole de Maputo.

Intitulé « Droit à la santé et au contrôle des fonctions de reproduction », il stipule qu'« il faut protéger les droits reproductifs des femmes, particulièrement en autorisant l'avortement médicalisé, en cas d'agression sexuelle, de viol, d'inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus ». 

Il s'agit d'« une porte ouverte à la légalisation de l'avortement en Afrique, chose qu'elle condamne avec énergie », ont souligné les évêques du Cameroun en réitérant leur appel aux fidèles et à tous les hommes de bonne volonté de « s'engager pour le respect de la vie, dès sa conception jusqu'à sa mort naturelle ».