Campagne de solidarité pour les enfants des rues de Haïti

Turin solidaire avec les missionnaires salésiens et leur projet « Foyer-Lakay »

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ROME, Vendredi 27 juin 2008 (ZENIT.org) - La ville italienne de Turin a célébré son patron, saint Jean-Baptiste, par un concert public, lundi dernier 23 juin. Celui-ci était promu par la « Fondation Don Bosco dans le monde » en collaboration avec la « Prime Time Promotions ».

Le but de la manifestation, dont le titre thématique était : « Concert pour les enfants des rues », est de promouvoir une campagne de solidarité pour les enfants des rues de Haïti et, en particulier, pour le projet « Foyer-Lakay » que les missionnaires salésiens ont mis sur pied depuis quelques années pour arracher des rues les jeunes abandonnés et sans famille.

Les salésiens se proposent d'accueillir au moins 300 enfants des rues de Port-au-Prince pour leur donner une maison, une école, un travail.

« Mais la ‘rue', la ‘cour' et la ‘lakay' (maison), ne sont pas uniquement des lieux physiques », précise  le père Attilio Stra, directeur de l'œuvre salésienne de Port-au-Prince-Enam et coordinateur du projet  Foyer-Lakay. « Ce sont des étapes à travers lesquelles les jeunes sont invités à assumer progressivement des responsabilités ».

Il s'agit d'étapes simples et précises qui culminent dans la prise d'un engagement de la part du jeune, dont le père Stra, qui est intervenu juste avant le concert pour illustrer le projet Lakay, résume l'esprit en citant les trois commandements : «  Ne mens pas, ne vole pas et respecte tous et tout ». 

L'agence d'information salésienne, ANS, a profité de l'occasion offerte par ce concert « pour les enfants des rues » à Turin, pour présenter le parcours que les opérateurs du projet « Foyer-Lakay » de Port-au-Prince accomplissent chaque jour avec les enfants des rues de la ville.

« Tous nos efforts sont déployés pour que les jeunes entrent dans cette ‘lakay', où ils vont tous à l'école, apprennent un métier et font partie d'un groupe social »,  explique le père Stra, dont les propos sont rapportés par ANS.

Les jeunes sont organisés par groupes de 15 ou 16 personnes, coordonnés par une éducatrice et par un éducateur, de manière à « favoriser un équilibre psychoaffectif et reconstruire une ambiance de famille », ajoute-t-il.

La vie de la « lakay » est caractérisée par six aires : « L'écoute-accueil-dialogue ; le lien avec la famille d'origine qui se concrétise par des visites et des rencontres mensuelles et en quelques circonstances particulières; la formation scolaire et professionnelle ; la socialisation ; l'indépendance économique et l'évangélisation, entendue comme transmission de l'évangile et de ses valeurs ».

« Aujourd'hui, 15 de nos 50 opérateurs sont des anciens enfants des rues » relève le coordinateur du projet qui signale par la même occasion, et avec joie,  qu'ils auront bientôt « le premier ingénieur à avoir obtenu sa licence et deux jeunes qui ont demandé à entrer au séminaire ».

Le père salésien admet que la difficulté la plus grande consiste à insérer les jeunes dans le monde du travail, étant donné que 70% des habitants sont au chômage.

En Italie, du 23 au 29 juin un numéro de téléphone a été mis en service - 48566 - pour des dons de 1 euro de portable Tim et de 2 euros de téléphone fixe Telecom Italie, pour recueillir des fonds qui iront directement au Foyer-Lakay ».