Campagne salésienne pour les enfant-soldats au Sri Lanka

L’opinion publique italienne appelée à se mobiliser

| 1942 clics


ROME, Mardi 6 octobre 2009 (ZENIT.org) - « Libère un enfant-soldat » est le slogan de la campagne de solidarité lancée le 2 octobre dernier par la « Fondation Don Bosco dans le monde » en faveur des projets de récupération des enfants soldat du Sri Lanka.

D'après une information de l'agence ANS des salésiens, en Italie, cette campagne de solidarité entend non seulement « recueillir des fonds pour soutenir les différents projets de récupération et de réinsertion sociale des mineurs impliqués dans les conflits armés », mais également « sensibiliser l'opinion publique italienne sur une problématique très délicate ».

Selon le dernier rapport officiel des Nations unies, plus de 250.000 mineurs sont encore impliqués dans les conflits armés.

Au Sri Lanka, les salésiens prennent très à cœur le sort des milliers d'enfants-soldats utilisés par les rebelles durant 20 années de guerre. Les enfants ont été répartis dans 17 centres, sur tout le territoire de l'île, où les salésiens s'occupent de leur pleine réhabilitation physique, psychologique, sociale et culturelle.

Ce sont des enfants d'environ 11-12 ans, qui ont connu la violence, ont tué et ont vu mourir leurs proches ; des enfants manipulés , éduqués à la haine et à la vengeance. Les salésiens offrent leur hospitalité, un enseignement scolaire, une formation professionnelle dans l'artisanat et dans la mécanique.

La campagne des salésiens « Libère un enfant-soldat » est jumelée à la IIème édition de « La course des saints » qui aura lieu à Rome le 1er novembre prochain.

La collecte de fonds à leur bénéfice, précise l'ANS, sera réalisée par des SMS et des appels téléphoniques solidaires actifs au cours des journées proches de la manifestation et par toutes les autres modalités indiquées sur le site Internet de la « Fondation Don Bosco dans le monde ».

A noter que les religieux salésiens de Don Bosco dans le monde sont près de 1.800, répartis sur les cinq continents.

Isabelle Cousturié