Canada : Marche nationale pour la vie le 10 mai 2012

Choisir la vie au quotidien

| 1164 clics

Anne Kurian

ROME, lundi 23 avril 2012 (ZENIT.org) – « Choisir la vie au quotidien », c’est l’appel de l’Organisme catholique pour la vie et la famille, en vue de la Marche pour la vie, au Canada.

L'Organisme catholique pour la vie et la famille (OCVF), fondé par la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) et le Conseil suprême des Chevaliers de Colomb, a publié un message à l'occasion de la Marche nationale pour la vie, qui aura lieu à Ottawa, le 10 mai 2012, sur le thème « L'avortement heurte tout le monde ». Des dizaines de milliers de Canadiens sont attendus pour cette marche dans les rues de la capitale, jusqu'au Parlement canadien.

Déplorant notamment 100.000 avortements annuels dans une société qui « fait de l’être humain un simple moyen de parvenir à une fin », le message invite à un engagement concret pour la vie, au quotidien et auprès des politiques.

Choisir la vie au quotidien

S’engager pour la vie signifie « respecter la vie humaine à chaque stade de son développement et en toutes circonstances », souligne l’OCVF. Pour cela, il encourage chacun à « réfléchir à [ses] propres attitudes et à [son] propre mode de vie » afin d’être « cohérents dans [ses] propres actions ».

Il s’agit en effet d’« apporter un changement positif ». La question commence donc par soi-même, insiste-t-il en invitant à se demander si sa propre « manière de vivre son quotidien » contribue à « l’avènement d’une culture de la vie ».

« Personne ne bénéficie de l’avortement », fait-il observer, car il y a d’abord « l’élimination d’une vie humaine innocente », et ensuite des « conséquences profondément négatives » pour la femme, les pères, les sœurs et frères et même les grands-parents.

Au final, affirme l’OCVF, c’est la société dans son ensemble qui est touchée : « chacun d’entre nous est appauvri par la culture de mort ambiante qui menace de nous contaminer ».

Il dénonce les dérives qui en résultent : « une société qui continue à tolérer la destruction de ses membres les plus faibles tolérera inévitablement la destruction des « relativement faibles »: les personnes handicapées, malades, marginales et celles qui nous dérangent » car « là où l’on ne respecte pas le droit à la vie de l’enfant à naître, d’autres droits sont tôt ou tard bafoués ».

Responsabilité du citoyen

C’est pourquoi l’OCVF appelle à se mobiliser sur la scène politique : « il nous revient de travailler sans relâche à la réforme de nos lois pour qu’elles reflètent l’humanité et le droit fondamental à la vie des plus petits de nos voisins ».

Il en va de la « responsabilité » des citoyens, ajoute-t-il, de « rouvrir le débat public sur l’avortement ». Il demande entre autres de soutenir « les efforts du député Stephen Woodworth (Kitchener centre) qui demande au Parlement de reconsidérer les preuves scientifiques concernant l’humanité de l’enfant à naître ».

« C’est un fait scientifique reconnu que chaque enfant à naître est, dès le début de son développement, un être humain unique et absolument irremplaçable », rappelle l’OCVF à ce sujet.

Il signale par ailleurs des « signes d’espoir » allant dans le sens d’une « culture de vie » : fin 2011, 55 députés fédéraux de tous les partis politiques se sont positionnés favorablement sur les soins palliatifs et les questions de fin de vie, dans le rapport « Avec dignité et compassion – Soins destinés aux Canadiens vulnérables ». En outre, de récents sondages ont démontré que « plus de la moitié des Canadiens croient que la vie humaine devrait être protégée avant la naissance ».